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Le Souk de Moustafette
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Le Souk de Moustafette
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31 août 2007

Une virée

boyard1

avant notre arrivée

boyard

après !!!
Fallait pas en attendre moins de notre part !

collage10

Donc après un petit passage en librairie et carterie
et un pique-nique pour recharger les batteries,
nous avons bullé tout l'après-midi face à l'océan
en papotant, en lisant, en marchant, en mitraillant...
Et bien sûr Frédérique et moi,
nous avons pensé à vous !

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29 août 2007

Une question ...

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venue des étoiles !

7 FACONS DE CHOISIR UN LIVRE

1°  Traîner encore et toujours dans les librairies !
2°  Ecouter encore et toujours les chroniques spécialisées à la radio.
3°  Lire encore et toujours les blogs des copains et des copines.
4°  Farfouiller encore et toujours sur les sites des maisons d'éditions.
5°  Récupérer encore et toujours les catalogues des éditeurs.
6°  Calculer encore et toujours où j'en suis côté porte-monnaie.
7°  Une fois ces six étapes franchies, reste à choisir dans les piles accumulées !

Et pour cette septième étape :
* soit je sais immédiatement quoi lire, donc aucune hésitation.
* soit je ne sais pas, en ce cas je prends 3 livres, je lis la première page de chacun d'entre eux et je garde celui qui me donne le plus envie de passer à la page suivante.
* et si, malgré toute cette bonne volonté pour faire baisser le niveau dangeureusement atteint d'une centaine de livres en attente, rien ne me tente et bien je peux tout à fait repasser par la case départ !!!
J'en suis malheureusement capable ...

patchoulivres 

Voilà, ALAIN !
tu sais tout...

Ah mais j'oubliais... Qui veut prendre le relais ???

28 août 2007

Livre voyageur

bretLa Bretagne a fait escale en Charente-Maritime.
Les nouvelles ne sont pas mon genre littéraire favori, mais quand le thème principal en est "Libraires, Librairies" et que le tout se situe en Bretagne, je ne résiste pas.
Chacun de ces textes m'a procuré une émotion différente.

J'ai été attendrie par Sol Invictus de Fabien Lécuyer.
L'angoisse a prédominé la lecture de Libre Stance ! de Bernard Trébaol.
C'est la tristesse qui reste lorsqu'on termine Tir Na Nog de Sylvie Rouch.
La plus drôle est sans conteste Mort à Denise de Patrick Pommier.
La palme de l'espoir revient à Le stagiaire de Sylvie Le Bras.
La passion et la colère sont attribuées à Vous éloignant par René Péron.
Et l'incompréhension totale pour An Treizher-Levriou de Jean Le Clerc de La Herverie !!!

Mais ma préférence va sans hésitation à Sous le sable de Thommassaint, parce qu'elle procure toutes les émotions déjà citées et auxquelles s'ajoutent la solitude, la nostalgie et en fin de compte... le bonheur !

BELLESAHI, MAIJO, YVON, vous donnent leur avis.

Ainsi que KATELL, celle qui envoie et donne des nouvelles !...
Un grand merci à elle.

Nouvelles de Bretagne  Centre régional du livre en Bretagne 2007

Ajout : Et parce que je continue à le détester, je fais ma commère, tant pis, je balance ça ! Les Bretons le lui ont bien rendu et ont sauvé l'honneur lors du dernier grand bazar...

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27 août 2007

Planqué !

mp1Côté face, et une photo pour illustrer le côté pile

Nougpattes

mp

Il croit qu'on le ne voit pas, ce gros nigaud !
Merci encore FREDERIQUE
pour ce collector, et pour les autres...

26 août 2007

Ailleurs

9782070336821Adem, homme en exil, recueille un jour Léna, jeune fille en errance et en grande souffrance. Mariés, ils ont un fils, Melih. Petit à petit retrouvant sécurité et stabilité, Léna se reconstruit, du moins en apparence, car de nombreuses zones d'ombre, d'amnésie, viennent encore hanter son existence. Le miroir de sa normalité se fendillera le jour où elle croit reconnaître, en la personne d'un original vivant dans le parc de la ville, son jeune frère disparu depuis plusieurs années.

"Il manque des années à ma vie comme il manquerait des doigts à ma main, quelques centimètres à l'une de mes jambes, je boitille sans relâche d'un bout à l'autre du ruban, quelqu'un a coupé le fil, les deux extrémités flottent librement et il m'est impossible de les renouer.(...) Je me souviens du portillon rouge du jardin et des champs de maïs où j'allais me cacher, des forêts où je jouais à me perdre, puis peu à peu tout cela s'éffiloche, pâlit, et la mémoire finit par me manquer tout à fait; il ne me reste que l'intuition confuse de quelque chose de terrible, quelque chose de si terrible qu'il n'en reste qu'un vide noir et gelé comme la mort."

D'abord au pas, nous  pénètrons dans l'univers de la Léna d'aujourd'hui. Quelques indices nous laissent déjà entrevoir quel drame l'a conduite jusque là.
Puis au trot, nous cheminons dans son monde de l'enfance, petite fille solitaire qui voit sa vie transformée le jour où l'on dépose dans ses bras ce petit frère. C'est le temps des jeux partagés, des déguisements inventés, des voyages dans des histoires si imaginaires qu'on risque de s'y perdre. Mais lorsque le couperet médical tombe sur la tête étoilée du frère pour marquer sa différence, soit on choisit de redescendre sur terre, soit on continue à dériver sur les nuages au risque de croiser un gros orage, voire un ouragan.
Enfin c'est au galop, sur un cheval devenu incontrôlable, que nous sommes entraînés, entre passé et présent, dans la folie des liens qui unissent ces deux êtres. Un galop effréné que seul un mur pourra stopper.

"Vous n'avez pas entendu mon histoire ? as-tu dit. Je suis fils de roi. Je suis fils de roi et je parcours le monde depuis sept ans. J'ai traversé les mers et les déserts, et j'ai fait halte dans ce parc pour me reposer et rafraîchir ma monture. Je cherche la fille d'un autre roi..."

L'auteur excelle dans l'art de ferrer son lecteur, de faire réémerger, par petites touches, les souvenirs et les émotions oubliés, refoulés car insupportables. Elle sait dire les promesses de l'enfance, l'intensité des sentiments et taire les secrets, pour ne les dévoiler qu'au moment opportun. Elle est experte en ruptures de liens, ceux de sang ou de coeur. Mais surtout, comme un funambule, elle sait nous balader sur le fil ténu et fragile qui relie le monde imaginaire à celui de la réalité, et duquel il est si facile de basculer, pour sombrer ou pour s'échapper.

"Je t'ai donné plus de noms que je n'ai pu en garder le souvenir. Alors oui, c'est peut-être moi qui t'ai ainsi multiplié par dix, par cent, c'est peut-être moi qui ai morcelé ton esprit en fragments colorés que personne - aucun docteur, aucune main habile de couturière, de dentellière - ne pourrait plus rassembler pour en faire un tout : les vents t'ont dispersé aux quatre coins du monde."

SYLIRE et FLO , elles aussi, ont été bouleversées par cette histoire.
Merci FREDERIQUE de m'avoir prêté ce livre magnifique.

Le ciel des chevaux   Dominique Mainard   Editions Joëlle Losfeld

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23 août 2007

Volup...thé

th_1Est-ce cet ouvrage qui a inspiré à LEELOO l'idée d'organiser un swap lit-thé-rature ?
En tout cas, c'est l'occasion pour moi de vous présenter l'un de mes livres préférés.
L'auteur, théinomane avéré, nous fait partager sa passion pour le sublime breuvage et ses différents rituels.

"Je serais prêt à faire de nombreux sacrifices pour cette boisson, maîtresse lascive qui s'offre, complaisante et finalement ensorcelante. Elle est toukours là, généreuse, parfois rebelle; jamais elle ne déçoit. S'il y a mésentente entre elle et nous, l'erreur nous en revient toujours. Il faut savoir la choisir, la mettre en condition, l'installer, la protéger, la flatter, ne jamais être trop pressé, impatient, trouver la manière, connaître sa personnalité et son tempérament, deviner sa magie, redouter ses effets, ménager ses pouvoirs, goûter ses audaces."

Passion que l'auteur s'amuse aussi à traquer au fil des pages d'écrivains célèbres.
On retrouve entre autres, Proust, Nietzsche, Joyce, Genet, Neruda, Musset et George Sand, La comtesse de Ségur, Anaïs Nin, Alexandra David Neel ...
Et pour le plus grand plaisir des yeux, l'ouvrage s'enrichit des aquarelles de RUBEN ALTERIO aux couleurs chaudes comme une bonne tasse de thé.
Un beau voyage que nous serons nombreux(ses), je l'espère, à poursuivre grâce à LEELOO !

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"Pour la première fois, voici donc un livre qui sans être un précis sur le thé,
mais plutôt un manifeste, raconte les effets d'une boisson sur les écrivains
qui ne craignent pas de mettre du thé dans leur encrier."

Le thé dans l'encrier   Gilles Brochard  Ruben Alterio   Editions Aubier    

 

 

22 août 2007

En attendant

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que la pluie cesse
et que je puisse finir ce puzzle géant ...

22 août 2007

Revue de presse

084eb111a6a0f44341caf78fe624506dUne fois n'est pas coutume !

Avant tout, l'excellent VIVE LE FEU est rentré de vacances, tant mieux !

Ensuite, dans la rubrique "Un fait divers, une loi", on peut lire cet article.
Mais surtout, n'oubliez pas de lire CELUI-CI. On risque de ne pas en parler beaucoup ! et il illustre très bien le premier en matière de répression et de récidive...

J'ai calculé, après avoir lu CECI, que dans une douzaine d'années le pays sera "nettoyé"... sans commentaire.

Enfin, un tour chez ces deux résistants, ICI et LA, et on se sent moins seul.
Merci ! 

20 août 2007

Préparons l'hiver...

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Les hommes, les vrais, au travail !

bois
Chub et ses copains m'ont livré
5 stères + 10 à venir =
mal au dos !

J'avais prévu de commencer à ranger le bois cet après-midi entre deux averses. Raté ! Rien qu'un seul et unique long rideau de pluie depuis midi.

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Au milieu des bûches, un cadeau !

salamandre

Une toute petite salamandre

Certains se souviennent peut-être de Chub, mon voisin qui avait assuré l'intérim dans le Souk au printemps. Je lui ai promis de mettre sa trombine sur le net pour lui trouver une fiancée !!! (il fait très bien la cuisine)

Chub

S'il y a des candidates parmi vous,
faites-moi signe !

20 août 2007

Réconfort !

Patchoup

Et non désolée Patchouli,
ce ne sont pas des croquettes géantes !

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AVANT

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APRES

Ben oui, faut bien s'occuper pendant que l'herbe pousse !
BON GOUTER  !

19 août 2007

A écouter

maison_20radio05Dans la rubrique "cultivons-nous tout en grelottant",
Laissez tomber vos bouquins pendant quarante-cinq minutes, juste le temps d'écouter l'excellentissime philosophe BERNARD STIEGLER nous parler de démocratie.

C'est sur FRANCE CULTURE , c'est ICI.

19 août 2007

Cot cot cot !

9782867462986Eva a seize ans lorsqu'elle épouse Hans après la Grande Guerre, et qu'ils s'installent dans une modeste ferme du sud de l'Allemagne.
Hans s'occupe du bétail et des quelques acres de champs qu'ils possèdent, avant de rejoindre l'atelier où il travaille comme tailleur de pierres. Eva s'occupe du potager, du poulailler, de la maison et de ses deux enfants.
On est en 1936. La machine de guerre est déjà en route, et Hans est mobilisé. Il intègre l'armée en laissant consignes et recommandations, afin que femme et enfants s'en sortent pour le mieux face à un contexte économique qu'il pressent difficile.

"A l'époque dont je parle, les choses évoluaient autour de nous mais nous étions trop surmenés pour nous en rendre compte. Et, soyons honnêtes, cela nous intéressait médiocrement.(...)
Un après-midi, un employé du Bureau gouvernemental du ravitaillement se présenta et inspecta l'exploitation. Il m'informa que nous pourrions avoir droit à des avantages.(...) Pour bénéficier de ces nouveaux avantages, il fallait produire nos extraits de naissance et ceux de nos parents."

La vie s'organise sans Hans et sans l'aide des enfants qui, adolescents, se donnent corps et âme au mouvement Hitler Jugend auquel il est mal vu de ne pas adhérer. Eva se retrouve donc seule à la tête de la ferme et  décide de développer son commerce des oeufs, en allant faire les marchés plusieurs fois par semaine. C'est dans son poulailler qu'elle découvre Nathanaël, étudiant juif expulsé de l'université, et évadé du camp de Mauernich.

"Je me demandais pourquoi il avait eu des ennuis à l'université mais le courage de lui poser la question me manquait.(...) Pendant les premières semaines qui suivirent l'arrivée de l'étranger, je vaquai à mes tâches quotidiennes. J'étais à tout instant très consciente de sa présence, mais je n'avais pas de difficulté à me comporter comme d'habitude, car je ne connaissais pas d'autre façon d'être."

Il y restera près de deux ans. Et participera à la prise de conscience d'Eva, face au désastre qui se prépare.
Grâce aux marchés, Eva s'ouvre aussi sur le monde qui l'entoure et sur ses incohérences. Elle devient experte dans l'art de la fausse compromission et de la dissimulation.
Mais surtout, elle s'ouvre à elle même, sous l'effet conjugué des caresses et des mots de Nathanaël.

"Le changement n'était pas immédiatement perceptible mais je savais qu'il survenait. Mes pensées, qui se réduisaient jusqu'alors à me rappeler ce que j'allais devoir faire juste après, je les entendais prendre dans ma tête la forme de dialogues. En remontant le seau du puits, en grattant les légumes du ragoût, je débattais avec tel ou tel sujet. Je pensais à Nathanaël. Je m'interrogeais. Lentement mon intelligence devenait plus concrète et ce que cela signifiait se clarifia."

Eva comprend aussi que ses enfants endoctrinés n'auraient aucun scrupule à la dénoncer, s'ils venaient à découvrir la vérité sur les agissements de leur mère. Fine mouche pleine de bon sens paysan, elle saura tirer parti de leur fanatisme.
Car au sud de l'Allemagne, au-delà de la Forêt Noire, il y a la Suisse...

Inutile de dire que j'ai énormément apprécié le portrait de cette femme simple et pleine d'humanité. On ne s'ennuie pas un instant en sa compagnie.
Puisse le récit de sa lente transformation, qui va de la naîveté à l'engagement en passant par la découverte de la sensualité, vous émouvoir autant que moi !

La coquetière     Linda D. Cirino     Editions Liana Levi-piccolo

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17 août 2007

La boudeuse

9782842631345 - Arrête de bouder ! dit une des deux dames qui squattent la maison de mes voisins depuis le début de la semaine.
Cette phrase, j'ai dû l'entendre vingt fois. Et il y  tant de compassion dans le ton de cette mère excédée, qu'il est évident que la petite N. va immédiatement se sentir autorisée à sourire...
Mais comme de toute façon "ma pauvre fille, qu'est-ce que tu as dans la tête, du yaourt ? " en a vu d'autres, ça ne dure pas trop longtemps.

Et puis il y à L. la fille de la seconde dame. L. c'est la gentille, cousine ou copine (je n'ai pas cherché à creuser la question), qui a toujours tout bon et qui en rajoute, bien aidée en cela par la propre mère de N. évidemment... L. permait quand même à N. de retrouver très vite l'usage de la parole.
Mais N. semble quand même avoir parfois du mal à trouver les mots, alors ça passe par les gestes. Elle tape. Qui ? Je sais pas, mais ça ne plait pas du tout à ses parents.

Ah oui, parce que j'ai oublié de vous dire que le père de N. est là aussi. Celui-là même qui l'autre jour, alors que sa fille faisait des dérapages sur les graviers dans la rue, la menaçait de lui "arracher la tête, si tu n'arrêtes pas tout de suite".
Les parents ne comprennent pas qu'avec tout ce qu'ils font pour elle et tout ce qu'elle a à sa disposition, à savoir son père, sa mère, une piscine, des brassards, une cousine-copine attentionnée, 200 m² de jardin dans lesquels tout ce monde est enfermé depuis dimanche dernier, ils ne comprennent pas disais-je, que "tu sois aussi infecte (madame) ou dégénérée (monsieur) ma pauvre fille !".

Tout ça pour dire quoi ? Que jeudi, jour férié et plus ou moins pluvieux, planquée dans la mezzanine, j'en ai profité pour plancher sur mes affaires de familles. Mais pour cause de fenêtre ouverte, j'ai dû aussi me coltiner celles des autres ! Et en entendant les propos des locataires voisins, est venu se rappeler à ma mémoire ce livre qui poireaute dans une pile depuis longtemps.

Le récit d'une enfant qui s'interroge sur la véracité des sentiments et qui est à l'affût de la moindre petite preuve d'amour. Elle a beau tout faire pour tenter de satisfaire sa mère,  pour se conformer à ce qu'elle imagine qu'on attend d'elle, elle échoue presque à chaque fois.
L'auteur est psychologue, et elle a su rendre à merveille le cheminement des pensées de la petite qui s'aventure dans le grand capharnaüm des émotions humaines. Sur un ton naïf et tendre, elle dépeint les angoisses que traversent tous les enfants, celle de la dévoration, de l'abandon, mais aussi la difficile prise de conscience de la mort, de la culpabilité et de l'ambivalence des sentiments.

L'auteur a su éviter l'adultomorphisme pour laisser place à des propos d'une justesse parfois cinglante de naïveté, comme seuls en sont capables les enfants. Qu'est-ce que ça peut être embrouillant le discours des parents, pas facile de s'y retrouver ! D'où les stations sur la première marche, afin de philosopher un peu sur tout ça et peut-être prendre un peu de hauteur !

"Elle se replie, se demande ce qu'elle deviendrait si elle n'avait pas la première marche de l'escalier, celle qui est tout en bas, à sa disposition, pour s'y replier.(...) Elle ne boude pas, c'est autre chose, et elle en a la claire conscience; c'est une espèce de tristesse, qui la prend tout entière, et qui la laisse désarmée, désemparée."

Chacun-chacune retrouvera ces petits riens auxquels on s'accroche dans l'enfance, les pas de la mère, les mimiques, les tics qui annoncent les humeurs parentales, et qui sont autant de codes que les enfants savent déchiffrer avant même de savoir parler, autant de repères pour se protéger ou anticiper les "allers-retours" ou le martinet !
La fin est...DIVINE !

"La première marche de l'escalier s'est transformée en moyen de transport; elle a son billet, valable à vie, pour voyager dans d'autres vies.
Tu boudes encore ? "

Merci N. ! Grâce à toi, un livre de moins dans mes piles.
Si tes parents passent dans le Souk, j'en profite pour leur suggérer qu'il y a tout autour de la maison où vous êtes cloîtrés, de merveilleux endroits à découvrir et des grands espaces, qui te seraient bien plus profitables que ces journées entières passées au bord de la piscine.
Tu veux un coup de main pour les faire bouger ?
OK. Je sors la tondeuse cet après-midi ...

La première marche     Isabelle Minière     Editions le dilettante

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16 août 2007

Enfin !

Cig3

derniers jours avant les vacances !
Mais vous avouerez, quel plaisir de voir ce spectacle
en allant embaucher.
C'était il y a quelques jours
alors que nous étions encore en été !
Mais de bon matin, il faisait un peu frisquet.
Mr et Mme se réchauffaient.

Quelques jours plus tard, j'ai surpris un rassemblement dans les marais où l'on fauchait l'herbe. Les engins ne les effrayaient pas. Le midi, les hommes prenaient leur casse-croûte en même tant que les belles. J'en ai compté trente six  (des belles, pas des mecs !)
Comme je m'arrêtais pour les remercier du spectacle offert grâce à eux, l'un a singulièrement refroidi mon enthousiasme en s'écriant : " C'est peut-être beau pour les yeux, mais c'est pas bon pour les marais ! Des cigognes, y en a trop ici maintenant. On en a plus qu'en Alsace, et y a plus rien à manger dans les marais ! Avec les ragodins en plus, c'est pas bon, c'est pas bon..."
Le soir, quelques unes trainaient encore derrière les balles de foin (dernière photo), sans doute des pipelettes qui tardaient à rentrer au bercail et commentaient cette chouette journée !

J'ai cherché à vérifier les dires de cet aimable bipède et j'ai trouvé cela.
L'avait pas tout à fait tort le brave homme ! Pourvu que ns n'apprenne pas ça, il serait capable de renvoyer manu militari tous ces exilés chez les Patch !
Quelques photos à agrandir, maudit apn et son mini zoom...

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Je viens de voir que Françoise en parle aussi !

 

 

 

15 août 2007

Pour les nuls,

9782070339211Petite leçon de poésie !
Une lecture en entraînant une autre et le hasard s'en mêlant, je me suis retrouvée à lire un roman qui tombe à pic.
Après la lègére déconvenue suite à la lecture de La Dame N°13, je m'interrogeais sur le pourquoi de mon peu d'appétence au genre poétique (à quelques exceptions près).
Je ne pense pas que les quelques lignes ci-dessous vont y changer grand chose, car lorsque l'on parle de poésie, on parle avant tout de sensibilité, mais j'ai trouvé intéressant ce petit rappel purement théorique.

Extrait :

Klein mordit dans une tranche de pain et continua :
- Comprendre un poème suppose un effort d'interprétation que les spécialistes désignent sous le nom d'herméneutique. Un bon poème est celui qui permet au lecteur, au fur et à mesure qu'il pénètre plus profondément dans le texte, d'en découvrir les significations cachées, de les déchiffrer et de les tisser ensemble. Cela implique, de la part de l'auteur, la mise en oeuvre d'un certain nombre de procédés fondamentaux qui ne sont pas propres à la littérature, mais appartiennent à toutes les formes d'art. Le premier est la symbolisation, autrement dit, l'utilisation d'une idée ou d'une image qui en recoupe une autre, lui est contiguë ou l'englobe. Vous prendrez un café ? (...)

Le second procédé est la condensation : toute oeuvre d'art renferme plusieurs idées, plusieurs expériences universelles qu'elle subsume sous une seule vision. Naturellement, symbolisation et condensation sont deux phénomènes étroitement liés. (...)

Le troisième procédé est le déplacement, le transfert de la charge émotive d'une image sur une autre. Par là, l'artiste accède à l'universel. (...)

Comme vous le voyez, ces trois procédés sont présents dans toute métaphore. L'art consiste à les entrelacer et à trouver entre eux le juste équilibre. Une métaphore, un symbole ne doivent pas être trop éloignés de l'objet qu'ils sont censés représenter. (...)
Toutefois, une métaphore doit être originale, inattendue ; elle doit aussi nous inciter à considérer sous un nouveau jour les choses qui nous sont familières. Après tout, les thèmes abordés par les artistes sont toujours les mêmes. Vous êtes-vous déjà demandé de quoi traite une oeuvre d'art ? De l'amour, de la mort, du sens de la vie, du combat de l'homme contre son destin, contre la société, de ses rapports avec la nature, avec Dieu.(...) La force de l'art réside dans sa capacité à exprimer, chaque fois de manière différente, les préoccupations communes à toute l'humanité. Ce que je vous disais du symbole et de la métaphore vaut aussi pour les analogies, la structure morphologique, la syntaxe, les rimes, le rythme, bref pour tout ce qui entre dans la composition d'un poème. Avoir du talent en poésie, c'est atteindre cet équilibre si rare entre le particulier et l'universel, le caché et le manifeste, le symbole et l'objet symbolique.

Comme quoi on peut se cultiver en lisant des polars !
Cet intermède pédagogique, qui je l'espère n'a pas été trop rébarbatif, a rafraîchi ma mémoire de bachelière littéraire, une piqûre de rappel ne fait pas de mal.
Je ne peux pas m'empêcher de faire le lien avec l'utilisation de la métaphore en thérapie, domaine où je suis, du moins je l'espère pour mes patients, plus calée qu'en poésie.
Et je crois que c'est ça qui m'énerve dans le fait d'être un peu hermétique à Shakespeare, Racine et autres pointures classiques, c'est que les plus célèbres théoriciens de la psychanalyse y ont beaucoup puisé de leur savoir. Mais bon, je vais pas faire un caca nerveux, j'aime pas, j'aime pas, na !

Ce cours vous a été offert par Batya Gour, sorte de P.D. James israélienne, et est extrait de "Meurtre à l'université" (Editions Folio)

Cette auteur est décédée en 2005, et les éditions Gallimard ont ENFIN décidé d'éditer en poche les enquêtes du commissaire Michaël Ohayon.
J'aime particulièrement ses romans car ils nous permettent d'aborder Israël sous un autre angle que celui récurrent du conflit israélo-palestinien ou religieux. Les intrigues se situent à chaque fois dans un milieu différent et se centrent sur un thème particulier. On retrouve aussi avec plaisir Michaël Ohayon, flic divorcé, cultivé, fumeur, mais ni alcoolique, ni trop désabusé, ni dépressif chronique (oui, oui, il y en a !).

 

Dans l'ordre de parution :

* Le meurtre du samedi matin (un crime psychanalytique)
* Meurtre à l'université (voir ci-dessus)
* Meurtre au kibboutz (passionnant huis-clos)
* Meurtre sur la route de Bethléem (sur fond d'Intifada)
* Meurtre au Philharmonique (dans ma pal)
* Meurtre en direct (dans le milieu des médias, pas encore en poche)

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13 août 2007

Damned Swap !

9782742766574Amateurs de poésie, ce livre vous ravira. Mais ne vous méprenez pas, point de "Mignonne allons voir si la rose". Ici ce serait plutôt "Vilaine, couchons-nous sur les ronces", et encore, je suis gentille. Plus question d'aller taquiner les muses !

Rulfo, poète maudit madrilène, a du mal à se remettre de la mort tragique de sa compagne survenue deux ans plus tôt. Il fait des cauchemars terrifiants. Et ses journées ne tardent pas à être encore pires que ses nuits, lorsqu'il s'aperçoit que la réalité rattrape sa vie onirique.
Les choses sont loin de s'arranger, lorsqu'il fait la connaissance de l'énigmatique Raquel qui souffre du même symptôme.
"C'est incroyable... On ne se connaît pas, on fait le même rêve depuis deux semaines, on a constaté que la maison existait et on est venus la même nuit, en même temps... Putain !... -Il se mit à rire tout bas. Elle approuva en silence. Soudain, le rire de Rulfo cessa. Il affronta de nouveau la beauté inépuisable de la fille. J'ai peur."

Et il a raison, car il s'en est passé des choses macabres dans cette maison. La découverte d'une figurine, d'une lettre et d'une photo va lancer ce duo plutôt mal en point sur la trace des Treize Dames. Aidé d'un médecin et d'un ami professeur spécialiste de poésie, Rulfo va découvrir que la beauté des vers peut s'avérer une arme destructrice.

"Rappelez-vous que Dieu est le "Verbe", et crée le monde avec la parole... Et "poésie" vient de poiêsie, qui signifie en grec "création". Tout cela ne pourrait-il pas être de vagues métaphores qui tournent autour du pouvoir occulte du langage et de sa transmission secrète par le biais de la poésie...? "

Ce roman démarre comme un thriller tirant un peu sur le fantastique. Je n'ai rien contre une dose d'occultisme, voire de paranormal. Mais là, l'auteur a eu la main trop lourde pour la pauvre cartésienne que je suis. Au fils des pages, le romantisme gothique, les rituels sado-maso et les délires morbides m'ont fait décrocher de ce livre.
J'étais déjà un peu nauséeuse dès le milieu du livre, alors 560 pages... ça m'a semblé bien long. Et après tout ça me direz-vous, La dame n°13 ? Ben, même pas peur !

"Nous travaillons avec la mort chaque fois que nous faisons de la poésie. Nous flirtons avec l'horreur chaque fois que nous parlons... Des paroles et des paroles dites au hasard. Imagine combien: celles d'un fou, celles d'un enfant, celles d'un acteur au théâtre, celles d'un criminel, celle de sa victime... Des paroles formant la réalité... Des sons qui peuvent détruire ou créer. Un tapis de sons où la poésie constitue le plus grans pouvoir..."

C'est bien écrit, l'auteur fait preuve d'une puissance imaginative indéniable, même si un peu glauque à mon goût, et c'est une métaphore originale de la puissance des mots. Moi qui reste de glace face à Virgile, Shakespeare et autres, je pensais me réconcilier avec les classiques, c'est raté. Je me demande même si je ne vais pas me débarasser des quelques recueils de poésie que je possède !

Mais s'il est sûr que je ne lirai pas "Clara et la pénombre", j'ai dans une pile "La caverne des idées" qui, je l'espère, semble être d'une teneur différente.

L'avis enthousiaste de KATELL.
Celui plus nuancé de FLO.

Merci KROUSTIK, pour m'avoir permis de découvrir cet auteur.
Je savais que j'avais à craindre le pire, des délires d'un psychiatre. Je n'ai pas été déçue... A mon avis, il avait dû arrêter de prendre son traitement !

La dame N°13     José Carlos Somoza     Editions Actes Sud

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11 août 2007

Potins d'été !

Sous le ciel bleu une église, en face de cette église, une maison. Une coquine "petit chapeau rouge" vous montre le chemin. Sur la terrasse, point de grand méchant loup ! Juste trois blogueuses qui prennent leur goûter tout en papotant et en souriant au photographe ! Nous avons parlé livres, blogs, maisons, vieilles pierres, ados, boulot, vacances, festivals. Quand CATHE, PIERRE et FREDERIQUE furent partis, les chats sont sortis de leur cachette et Nougatine est venu faire l'inspection des cadeaux. Il a dédaigné le thé offert par Cathe pour se concentrer sur les livres apportés par Frédérique (qui a peur que je tombe en panne de lecture!). Dans celui qu'il a particulièrement reniflé, le chat de Fred avait dû glisser un message féromonique sur lequel Nougatine a longtemps médité !

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Bref, ce fut un après-midi ensoleillé et chaleureux. Merci CATHE pour le thé que nous dégusterons cet automne en pensant à toi. Merci FRED pour ces quelques feuilles qui font que de trois piles, je passe à quatre !
Et merci aussi à BELLESAHI, qui n'était pas vraiment là, mais qui s'est invitée, via la boîte aux lettres ! Car le midi, en rentrant, j'ai trouvé une enveloppe contenant encore de bien jolies choses ...

cadbel

De quoi revenir sur ma décision de limiter ma collection de marque-pages aux seuls livres ! Car Cathe m' a aussi offert douze marque-pages sous forme de calendrier, rien que des photos noir et blanc d'adorables chatons.
Et sans doute le début d'un nouveau toc. Celui-ci est fait de feuilles de papier de riz reliées et protégées par une chatoyante couverture rouge brodée de libellules, et ça s'appelle un CARNET...

carnets1
Déjà six...

Et j'espère que le samedi des participant(e)s au pique-nique littéraire sera aussi agréable que mon vendredi.
Les routes de l'imaginaire ont déjà conduit Cathe jusque chez GACHUCHA; elle poursuit son chemin et je passe donc le relais à ... Oh mais zut ! c'est l'heure d'embaucher. J'ai mis la photo de mon bureau pour ne pas oublier qu'aujourd'hui je lisbosse ! Pas le temps de vous dire qui est la prochaine sur sa liste... Et à vous de deviner qui est qui sur les photos !

7 août 2007

Film félin* !

Après la lecture de Béatrice Beck et la frimousse de Pic qui me rappelle celle de Charlotaki le grec, je vous le présente.
Il est né en Février 1988 alors que je vivais en Grèce. Sa mère s'est bien gardée de me dire qu'elle attendait des petits lorsqu'elle s'est installée chez moi ! Elle en a eu un premier mort-né et comme je la voyais toujours aussi grosse, direction le véto qui m'a annoncé qu'elle en avait deux autres en attente et qu'il fallait faire une césarienne. La fauchée que j'étais à l'époque a été ravie ...
C'était la première fois que j'avais un tout petit chaton, j'ai passé des heures à le regarder évoluer. Voici le résultat.

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Les aventures d'un chaton qui voulait explorer le monde !
Sa mère l'avait prévenu, ça l'a un peu échaudé.
Vite, il est retourné se réfugier entre les pattes maternelles.
S'est même pas fait gronder ...
Ensuite il voyagera beaucoup,
Avion, train, voiture, métro, bus,
un grand baroudeur qui ne détestait pas ça,
notamment les plateaux repas aériens !

Charlot

Et voici ce qu'il était devenu après quelques années
de sédentarité en Charente-Maritime !
Il repose au fond du jardin depuis 2003.

*en faisant défiler les photos rapidement, à l'aide de la souris bien sûr !

6 août 2007

Chat va bien ?

9782869597778Que faire hier avec 33° au thermomètre, si ce n'est s'écrouler sur une chaise longue sous l'ombre fraîche du tilleuil, un verre de thé glacé dans une main et un livre dans l'autre. Même pas un souffle de vent pour tourner les pages. Rien pu faire d'autre, et ce petit livre y est passé dans l'après-midi.

La mère Herbe offre un petit chaton à Olga Bredaine, professeur en retraite venue s'installer à la campagne.
Peu ravie de devoir s'occuper de cette boule de poils même pas sevrée et qui plus est se prénomme Soizic, nom attribué d'office par la mère Herbe, Mme Bredaine va se laisser séduire par la bestiole.
Mais la mère Herbe, au regard de son patronyme, ne serait-elle pas un peu sorcière ? Car il s'avère qu'un jour Soizic se met à parler. D'abord surprise, Mme Bredaine accepte ce fait exceptionnel et ne tarde pas à rentrer dans le jeu de la minette.

Un conte qui prouve que l'auteur est une observatrice hors pair de la gente féline.

"Soizic s'installe devant le feu, dispose somptueusement sa queue autour d'elle comme une dame d'antan son boa. S'étire. Queue sur l'oeil, devient pirate borgne."

Mais aussi de la nature. Une occasion toute poétique de nous faire partager les petits bonheurs de la campagne.

"Par mimétisme avec le courrier, le potager qui jouxte le bureau a l'air d'une page d'écriture : le A du portillon, les O des choux, les I des poireaux, le E et le T de l'échelle et du râteau appuyés contre le mur, le U du sac de jute accroché à un clou, le K de l'arrosoir, le Y du cerisier, le Q du chat assis entre les salades, le H de la balançoire, le X de l'épouvantail crucifié sur une croix de Saint-André."

Ce court récit énervera ceux qui dénoncent le gâtisme de certains face à leur animal de compagnie. Les amoureux des chats, eux, se laisseront embringuer dans cette histoire anthropomorphique sans rechigner.

"Visiblement vexée par ma question, la chatonne, au lieu de répondre, se lèche avec affectation, passe lentement plusieurs fois sa patte par-dessus son oereille. Cette mégalomane s'imagine provoquer ainsi la pluie, alors que je dois accrocher la lessive sur les fils du jardins tendus du cerisier au cognassier, du cognassier au prunier, réseau par où on imagine les arbres échangeant des messages télégraphiques :
- Mieux vaut entretenir oiseaux (musique) que fournir Bredaine confiture. Messieurs Hâtifs.
- Musique vent suffit. Sommes harpes éoliennes. Montmorency.
- Sol manque potasse. Devrions réclamer purin, poudre d'os. Géant de V.
- Sommes mal émondés. Gourmands. Bredaine peu capable. Messieurs Hâtifs."

C'est joli tout ça, non ?
Merci Madame BECK pour ce beau moment plein d'imagination.

L'Enfant Chat     Béatrice Beck     Editions Arléa

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5 août 2007

BEAU FIXE...

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Alors une petite pensée pour
la CRAPAUDE
qui doit pas rigoler !

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