vendredi 8 juin 2018

Adieu Sultan, Vizirs, Pachas et cetera !

51GnHUueABL On ne sait pour quelle raison, puisque le traducteur est le même, l'orthographe des noms propres diverge quelque peu,  mais n'en voici pas moins la suite de Comme une blessure de sabre.

Le vieil Osman tient toujours conciliabule avec ses morts : Hikmet Bey, convalescent suite à une tentative de suicide après le départ de son épouse, la belle Mehpare restée à Salonique, filant le parfait amour avec Constantin le Grec. De retour à Istanbul, il retrouve petit à petit le goût de vivre, entouré de son père, Reşit Pacha, toujours médecin du Sultan, et de sa mère, Mihrişah la scandaleuse, rentrée à nouveau de Paris avec ses petits enfants. De son côté, le commandant Ragip Bey, cantonné à Istanbul, fait la connaissance de la belle Dilara Hamin et délaisse son épouse, une des filles du Cheikh Yusuf Effendi, lui-même toujours aussi empreint de sagesse.

Nous sommes au début de l'année 1909. Le Sultan règne encore sur l'Empire ottoman, mais le mouvement des Jeunes-Turcs et le Comité Union et Progrès, qui ont permis le rétablissement de la Constitution de 1876, peinent à appliquer leur programme de modernisation des institutions et de la société. L'anarchie s'installe au sein de l'armée infiltrée par des religieux favorables au Sultan qui instrumentalisent également les populations, une contre-révolution ne tarde pas à éclater qui verra enfin la destitution du Sultan et son exil.

" ─ Il est absurde de penser que le peuple puisse être un symbole alors que lui-même a tant besoin d'un... comment dirais-je, d'un idéal. Qu'est-ce que le peuple ? Qui est le peuple ? Que symbolise-t-il ?... Le peuple, c'est tout le monde et personne à la fois... Par contre, vous pouvez affirmer oeuvrer pour son bien ; il y a eu de tout temps des gens qui se sont proclamés défenseurs du peuple, mais qu'avez-vous vraiment fait pour lui ? Est-il plus riche, plus libre ? Ce n'est pas vous qui aidez le peuple, c'est lui qui vous aide à conquérir le pouvoir."

Bien que cette suite évoque l'épisode de la contre-révolution de 1909, la lutte des réformateurs unionistes contre les partisans de la charia, comme le titre l'indique, l'auteur s'attache surtout à l'évolution sentimentale de ses personnages, à leurs tourments émotionnels qu'engendrent l'hypocrisie et la tradition. D'une écriture toujours aussi sensuelle, il nous livre au passage un aperçu des conditions de vie des femmes des harems de la bonne société. L'atmosphère de fin de règne, les atermoiements, les scissions et rivalités unionistes face à un avenir à construire, l'immiscion de l'armée dans la vie politique, sont rendus de façon romanesque mais avec justesse. Si je l'ai trouvé un peu redondant côté intrigues amoureuses, ça reste un beau roman qui a l'avantage de nous instruire sur la période d'avant-guerre qui a conduit cet empire, réduit comme peau de chagrin, à s'allier à l'Allemagne et permis à Mustafa Kemal d'attendre son heure.

"Telles des plantes bizarres et magiques, les amitiés comme les amours croissent et s'épanouissent rapidement dans des climats extrêmes. En ces temps marqués par de grandes menaces, de multiples dangers et de profondes angoisses, les événements de l'histoire contraignent les hommes à vivre dans une serre imaginaire close sur elle-même, créant une atmosphère propice à la floraison précoce de sentiments qui, à l'image du lierre colonisant un mur, se cramponnent fortement aux autres."

Et un grand merci à l'éditeur pour les merveilleuses couvertures. Celle du second tome n'a rien à envier à la Judith de Klimt. Il s'agit du magnifique portrait d'Ottilie Godefroy, autre viennoise célèbre plus connue sous le nom de Tilla Durieux, interprétant la Circé de Pedro Calderon de la Barca. Magicienne, ensorceleuse au regard mutin, de par ses charmes et le plaisir, elle a le don de transformer les hommes. Assurément les femmes dans l'oeuvre d'Amhet Altan n'en sont pas dépourvues, changent-elles les hommes pour autant ? Ça, c'est une autre histoire...

L'Amour au temps des révoltes     Ahmet Altan  (traduction A. Depeyrat)     Editions Actes Sud   

 

topkapi 1909

Femmes et eunuques, harem du palais de Topkapi, 1908. (source ACPI )

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jeudi 12 avril 2018

Sultan, Vizirs, Pachas et cetera.

41A48AB52TLAlors que le régime turc actuel s'illustre encore et toujours par ses exactions et ses répressions permanentes, j'ai envie de vous présenter ce livre d'Ahmet Altan, publié dans son pays en 1998. L'auteur, journaliste et écrivain, a été condamné en Février à la prison à perpétuité (aggravée et incompressible) suite à la tentative de coup d'Etat de Juillet 2016, pour lequel il est accusé, ainsi que son frère et quatre autres personnes, de terrorisme et de tentative de renversement du gouvernement via "un message subliminal" qu'il aurait délivré la veille lors d'une émission de télévision...

Ce roman, lui, n'a rien de subliminal et dire qu'il est sublime serait facile... Ce qui est certain, c'est qu'il nous conte une page d'histoire de l'Empire ottoman qu'il serait bon de nous rappeler aujourd'hui tant les similitudes foisonnent. Osons rêver à la fin d'un autre règne, bientôt.

Nous sommes à la fin du XIXe siècle, Stamboul n'est encore que le nom de la vieille ville, le Sultan règne sur un Empire agité de velléités d'indépendances diverses mais, retranché en son palais, il ne prête qu'une attention discrète aux remous qui frappent à la Sublime Porte. Fort qu'il est de sa police, de ses espions et de la fidélité de ses pachas, c'est plutôt de son frère qu'il pense voir venir la félonie.  

C'est par la voix d'Osman - un vieil homme à moitié fou qui vit et parle avec ses morts, enfermé dans un appartement rempli d'objets ayant appartenus aux différents protagonistes - que leur histoire nous est contée. Hikmète Bey, fils du médecin du Sultan, a grandi à Paris où il a vécu après la séparation de ses parents. A vingt-quatre ans, il est de retour à Istanbul sur ordre de son père qui veut le marier, entre au service du Sultan comme secrétaire de chancellerie et ne cessera de gravir les échelons. Mehparé Hanim sera celle qu'il se choisira pour épouse alors qu'elle a été répudiée par son premier mari, le Cheikh Youssouf Effendi, grand maître soufi dont le nombre d'adeptes ne cesse de croître. Raguip Bey, un jeune officier prometteur, est rappelé lui aussi à Istanbul par son maréchal, un héros de l'Empire contre lequel complotent les pachas du sérail. Les destins de tout ce beau monde vont se croiser et tenter de composer malgré les multiples réseaux d'espionnage des uns et des autres et la délation élevée au rang d'oeuvre de salubrité publique. Ajoutons à cela, les rébellions de plus en plus fréquentes que le Sultan règle à coup de solutions sanglantes et d'emprisonnements massifs, qu'elles concernent les Arméniens, les Albanais, les Kurdes, les Bulgares, les Serbes ou les Macédoniens, et voilà planté un décor romanesque sur fond de Bosphore.

"La peur et l'oppression qui régnaient dans la ville couverte de sureaux et de cèdres, où la mer, les chèvrefeuilles, les roses, les figues, les citrons et les melons embaumaient obstinément pendant que résonnaient les appels à la prière et les cantiques, composaient le climat à la fois conservateur et excitant de ce pays où les âmes des habitants, enfouissant constamment dans les profondeurs de leur être des sentiments bridés par les interdits et le péché, se changeaient en nuits noires au milieu desquelles leurs sentiments explosaient soudain comme un feu d'artifice."

Bien sûr, il sera question de passions amoureuses, sexuelles, partagées puis contrariées, portées par les figures de la belle Mehparé, mais aussi par la scandaleuse et délicieuse Mihrichah, mère de Hikmète Bey, qui s'en revient de Paris et sème le trouble dans la capitale ottomane, cheveux au vent et décolleté en avant. Mais bien plus, c'est à l'éveil d'une nouvelle conscience politique que nous convie l'auteur, celle des jeunes officiers qui bientôt changeront le destin de l'Empire, et dont le plus célèbre est Mustafa Kemal.

La figure centrale du roman est sans conteste Hikmète Bey qui, fort de son éducation européenne mais coincé de par ses fonctions, va devoir composer avec ses aspirations et les traditions. On assiste à l'évolution de cet homme qui mettra ses déconvenues amoureuses au profit de son pays en s'engageant à sa façon dans une  résistance balbutiante qui ne sera pas exempte de dissonances. Tous soudés pour réclamer la chute du Sultan, l'identité turque va rapidement se heurter à celles des autres peuples de l'Empire. Et Hikmète Bey, partagé puis déboussolé, aura bien du mal à abandonner celle de l'Ottoman cosmopolite épris de liberté et de plaisirs, contrairement à Raguip Bey qui restera droit dans ses bottes et nous instruit sur la genèse du rôle déterminant de l'armée dans l'histoire de la Turquie moderne.

Roman de la sensualité et de la transgression, ce livre est à lire, à offrir, à partager, à réclamer à votre libraire pour comprendre les fondements de ce qui se joue encore aujourd'hui dans ce pays et faire entendre haut et fort, par delà les barreaux, la voix de son auteur afin ne pas oublier le combat de ceux qui s'élèvent pour une société éclairée contre le pouvoir des armes et des religions.

Vous pouvez signer la pétition lancée par Actes Sud, via notre ministre de la culture et fondatrice de ces mêmes éditions. C'était un minimum, l'autre aurait été de remettre en avant sur les tables des libraires les romans d'Ahmet Altan au côté de ceux d'Asli Erdoğan, ce qui n'est pas le cas. A lire également la défense d'Ahmet Altan sur le site de KEDISTAN et dont voici un extrait.

"Les vrais risques pour Erdoğan ne se trouvent pas dans les voix de ces opposants mais dans le silence de ses sympathisants.
Disons-le à la manière de Shakespeare :
Erdoğan, méfie-toi de ce silence.
Dans ce silence, il y a les yeux des enfants affamés.
Les visages livides des sans-emploi dont le teint est devenu d’une blancheur de cire.
Les regards affligés des pères à la tête baissée de gêne devant leurs enfants.
Les sanglots étouffés des mères malheureuses.
Peut-être y a-t-il un moyen de faire taire ces voix.
Comment ferez-vous taire le silence ? Une société entière est malheureuse.
La Turquie regarde en frissonnant un gouvernement devenu fou comme s’il s’agissait d’un homme suspendu au-dessus de l’abyme."

(Translation by Renée Lucie Bourges)

 Comme une blessure de sabre   Ahmet Altan  (traduit par A. Depeyrat)    Editions Actes Sud

 

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Istanbul, majestueuse dans un petit matin brumeux de Décembre 2015

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vendredi 2 février 2018

Pour nous ouvrir les yeux

les-Yeux-Grands-OuvertsCe livre est le récit de plusieurs mois de clandestinité vécus par une jeune journaliste féministe kurde dans son propre pays la Turquie. Zehra Doğan, condamnée à 2 ans et 10 mois de prison, pour un dessin puis pour avoir publié la lettre et la photo d'une fillette kurde de 10 ans. Elle est incarcérée une première fois pendant 141 jours au cours desquels elle mobilise ses codétenues pour la fabrication toute artisanale d'un journal illustré des oeuvres de Zehra. Car cette jeune femme de 28 ans, outre ses études de journalisme, est une artiste talentueuse et reconnue.  

Remise en liberté provisoire dans l'attente de son procès, elle ne se rend pas à la confirmation du verdict de sa condamnation et se cache de Mars à Juin 2017. Elle est arrêtée le 12 Juin alors qu'elle tente de visiter sa famille. Elle est depuis détenue à la prison de haute sécurité de Diyarbakir, ville dont elle est originaire, au sud-est de la Turquie, à une encablure des frontières irakienne et syrienne. Cette fois, aucune autorisation de dessiner ou de peindre ne lui est donnée.

Pendant les mois de clandestinité, elle peint et témoigne de la guerre que mène l'état au Kurdistan turc. Elle vit plusieurs mois dans la ville de Nusaybin alors sous couvre-feu permanent et assiste, impuissante, à  la violence, aux massacres de familles et d'enfants, à la destruction des maisons par les chars turcs, sans qu'aucun écho n'arrive à nos oreilles occidentales, ou alors sous forme de vagues communiqués de lutte antiterroriste.

Le magazine KEDISTAN et son association mènent une campagne d'information formidable ainsi que de soutien aux journalistes emprisonnés. On peut, par exemple, adresser des livres aux bibliothèques des prisons, des cartes postales aux détenus (modèles écrits en turc sur le site).  Grâce à la complicité d'une éditrice, les oeuvres de Zehra Doğan ont pu sortir de Turquie et circuler en Europe. La seconde partie du livre les présente. Elles se sont arrêtées en Janvier en Finistère, au Dourduff en mer, où j'ai pu aller visiter l'exposition. J'allais dire admirer, tant le talent de Zehra est grand et percutant, mais ce verbe renvoie à la beauté et il est indécent de penser que la guerre puisse en générer. Par contre, la guerre génère du courage et Zehra Doğan n'en manque pas.

 

 

Ce fut une exposition à la fois sombre (compte tenu du contexte dans lequel ces oeuvres furent réalisées) et poignante, mais malgré tout très drôle grâce à un accueil chaleureux et une rocambolesque vente aux enchères finale...

En voici d'autres plus lumineuses :

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Toujours un hommage aux femmes kurdes

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Dorşîn, prison de Mardin, 2016

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" C'est un peu de moi qui circule en liberté "

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(crédit photos  Free Zehra Doğan   Voice ProjectKedistan et Refik Tekin)  

 

Rappelons que les Kurdes, près de 40 millions de personnes, attendent toujours un état qui leur a été promis en 1920. Le Kurdistan syrien est en ce moment même, et depuis le 20 Janvvier, sous le feu de l'armée turque bien décidée à anéantir une expérience unique au ROJAVA, lire cet article passionnant. Et manifestation de protestation et de soutien le samedi 3 Février à Morlaix à 12h et réunion d'information avec projection le même jour à 17h à Plourin les Morlaix.

 

Les yeux grands ouverts  Journal d'une condamnation / Chronique d'une exposition   Editions  Fage

 

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mardi 11 janvier 2011

Une île entre exil et asile

9782070734818Suite à la guerre gréco-turque le traité de Lausanne, signé en 1923,  dessine les frontières de la nouvelle Turquie. Outre qu'il annhile l'espoir d'un Kurdistan indépendant et réduit le territoire de l'Arménie à ce qu'il est aujourd'hui, il autorise le premier nettoyage ethnique du XXe siècle. Exception faite pour les ressortissants d'Istambul et de la ville grecque de Komotini, 1 300 000 Grecs se voient forcés de quitter la Turquie. La Grèce expulse à son tour 300 000 Turcs. La république laïque de Moustapha Kemal est née.

S'en suit, sur les deux territoires, un chaos de désespoir et d'errance, quand ce n'est pas de misère et de faim, pour ceux qui doivent abandonner tout ce qui faisait leur vie. Ballotés au gré des hasards et des haltes certains s'échouent en mer Egée, sur la petite île Fourmi. Désertée par la population grecque n'y résident plus que cinq habitants, Grecs et Turcs y vivant en bonne intelligence, et un chat*.

"La barque émergea peu à peu de la nuit. La mer était d'une blancheur laiteuse. Dans le ciel, les étoiles filantes s'abîmaient dans les flots en une explosion de lumière. C'est alors qu'à travers un léger voile de brume apparut la silhouette d'une île."

Petit à petit, Vassilis, Lena, dame Melek, Kadri et Poyraz Musa vont voir arriver et accueillir dans leur petit paradis, un à un ou en famille, ces exilés chargés de maigres biens mais tous riches de leurs vies passées. Quelques uns s'en retourneront chercher asile ailleurs, d'autres s'y établiront, certains y resteront avec le secret espoir que l'île Fourmi ne sera qu'une étape avant le retour au sol natal.

Tout auréolé de sa gloire militaire, Poyraz Muza organise l'installation de ce petit microcosme en recomposition. Mais c'est sans compter sur les véritables identités des uns et des autres et les intrusions ponctuelles aux abords de l'île d'un homme qui, sans jamais dire un mot, suggère qu'il aurait quelques comptes à régler avec Poyraz. Bien que sur ses gardes, ce dernier accueillera tout un chacun avec toute la compassion qui l'anime depuis qu'il est revenu de la guerre. La mer pourvoit à nourrir tout ce petit monde qui se retrouve le soir sous les platanes où les histoires des uns et des autres se dévoilent peu à peu.

Telle une épopée, ce livre nous entraîne en de subtils allers et retours dans l'Histoire et les légendes fondatrices. De Gengis Khan et Süleyman Pacha aux cendres de l'Empire Ottoman, en passant par la Première Guerre mondiale - la funeste bataille des Dardanelles -  et par la Guerre d'Indépendance gréco-turque qui suivit, de 1919 à 1922 et vit l'avénement de Moustapha Kemal, nous traversons avec des héros ordinaires les tourments de peuples aux origines multiples forcés de cohabiter tels les morceaux d'un puzzle qui constitueront la Turquie moderne.

Mais pour pallier à l'horreur que tous, civils ou militaires, ont traversée, l'île Fourmi s'offre comme un refuge pacifié, parfumé et coloré, flottant sur les eaux enchanteresses de la mer Egée. Omniprésente, c'est elle le premier personnage du roman. Elle a, elle aussi, connu des temps troublés, son sol fut abreuvé du sang des blessés des Dardanelles, puis, désertée par sa population grecque, elle accueille enfin quelques déserteurs venus s'y réfugier. Métaphore de ce que l'Homme a de meilleur en lui, elle préfigure un petit îlot de poésie où chacun va pouvoir se ressourcer en humanité et puiser l'espoir que la vie peut encore se conjuguer au futur.

"Un reflet argenté tombé des étoiles éclairait la surface de la mer qui clapotait dans le mauve indécis d'une nuit d'encre"

Ode à la tolérance, les pages s'enchaînent comme les mains des hommes, qu'ils soient Turkmènes, Kurdes, Caucasiens, Azéris, Géorgiens ou Crétois, tous réunis par l'auteur dans ce décor à la fois si simple et cependant somptueux. Laissez-vous envoûter par le rythme lancinant du récit. Parfums de mille fleurs, couleurs flamboyantes des grenadiers, bourdonnements des abeilles, bruissement du ressac, sons des flûtes et chants des dengbej vous embarquent pour un merveilleux dépaysement...

 

Merci à  logobob01   pour ce beau voyage !

* Voir Regarde donc l'Euphrate charrier le sang. Premier tome de "Une histoire d'île I " qui revient sur la rencontre de ces cinq premiers exilés. Le billet chez A sauts et à gambades

Yachar Kemal     La tempête des gazelles (Une histoire d'île II)    Editions Gallimard

 

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(photo blog Couleurs d'Istambul)

   

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