lundi 23 avril 2018

Les expos d'un week-end (1).

A ne pas rater !

 

L'histoire passionnante de l'Ecole de Vitebsk, créée par Chagall dans sa ville natale en 1919 dans l'effervescence post-révolutionnaire. Ouverte à tous, elle s'est enrichie de la créativité de ses nombreux professeurs et de leurs différents courants, notamment le graphisme de Lissitzky et le Suprématisme de Malévitch. Délaissé par ses étudiants, Chagall a quitté Vitebsk en 1920 pour s'installer à Moscou.

 

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Chagall, qui disait avec humour à propos de la Russie révolutionnaire "Lénine l'a renversée sens dessus dessous, comme moi je retourne mes tableaux" !

 

Mais aussi quelques belles réalisations inspirées du Suprématisme

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et la célèbre affiche d'Agit Pop "Frappe les Blancs avec le coin rouge", tout en symboles !

Pêle-mêle au gré de l'expo et de la collection permanente

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N. Gontcharova, M. Chagall, M. Larionov, I. Koudriachov, V. Kandinsky

Un magnifique film de propagande de 1927 est également présenté. Il est réalisé par Mikhaïl Kaufman et propose une virée dans le Moscou de l'époque (je crois qu'on peut le télécharger quelque part). A défaut, voici un coin russe parisien, la nouvelle cathédrale orthodoxe en bord de Seine.

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J'aime bien le A que dessinent les chemtrails juste au-dessus de ce quartier huppé !

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samedi 31 mars 2018

Quel joli mois de Mars !

Pour clore mes balades hongroises et dans l'Europe de l'Est

Un très beau film que je vous invite à aller voir.

Et parce que, tout comme les Tziganes, les Juifs ashkénazes ont nourri son patrimoine, l'Europe de l'Est ne serait pas ce qu'elle est sans eux. Il me semblait important de les mentionner et de ne pas l'oublier.

Comme j'avais débuté Mars en musique, je vous propose pour conclure un air de Klezmer qui commence dans une douceur lancinante, puis laissez-vous emporter par le violon de Daniel Hoffman et wahou... le solo de clarinette de Sheldon Brown !

Merci à Eva, Patrice et Goran pour ce joli mois à l'Est auquel j'ai pris un immense plaisir à participer. Il a permis de faire d'intéressantes découvertes chez celles et ceux qui s'y sont joints, et de réduire un peu une pile à lire qui reste hélas encore trop élevée. Madame lit s'y est associée grâce au hasard du calendrier et m'a permis une agréable incursion littéraire en Hongrie que je compte bien poursuivre. Maintenant, en route pour la Belgique !

 

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vendredi 30 mars 2018

La cuisine totalitaire

cvt_La-cuisine-totalitaire_2826La 4ème de couverture nous apprend que l'auteur est né en 1967 à Moscou et qu'avec sa femme Olga, qui signe aussi ce livre, ils ont fait partie des derniers Russes à obtenir la nationalité est-allemande avant la réunification. On ne nous dit rien de ce qui les a poussé à s'intaller en RDA ; toujours est-il qu'ils ont fait le choix d'écrire en allemand ce drôle de bouquin qui, s'il nous parle de l'art culinaire de ces pays qui ont un jour appartenu à l'URSS, c''est avant tout l'occasion de nous glisser un mot sur l'histoire de ces anciennes républiques et d'évoquer avec humour et bienveillance les us et coutumes de leurs habitants, sans oublier de nous livrer en fin de chapitre quelques recettes du cru.

Nous découvrons ainsi l'Arménie, la Biélorussie, la Géorgie, l'Ukraine, l'Azerbaïdjan, la Sibérie, l'Ouzbékistan, la Lettonie, le Tartastan et la Russie du sud (Tchétchénie et Caucase).

     Nous apprenons que "La pomme de terre biélorusse est la plus grosse du monde.(...) Sans oublier les centrales nucléaires biélorusses qui fournissaient de l'électricité à la moitié de l'Union soviétique. D'année en année, les pommes de terre ne cessaient de grossir, la population rayonnait ". Dans les recettes géorgiennes, les noix sont omniprésentes et le khartcho "Ce n'était pas de la soupe, c'était un poème, un poème très pimenté ! ". En Ukraine, " Les mariages ne comportent en général qu'un seul repas, mais celui-ci peut durer jusqu'à trois jours ". Au Tatarstan on cuisine les pis des vaches tandis qu'en Sibérie les baies et les champignons accompagnent viande de renne ou poisson. Les Ouzbecks carburent au thé vert (et souvent à l'huile de coton - ça c'est moi qui rajoute - que nos intestins occidentaux n'apprécient pas du tout) et pratique la transpiration intérieure lors des périodes de canicule. Quant à la Lettonie, elle a toujours une dent contre l'ancienne URSS, " La plus grande montagne du pays ne fait aujourd'hui plus que 312 mètres de haut, sûrement parce que les communistes se sont amusés à la piétiner. Seule la météo s'en est relativement bien sortie après cinquante ans d'occupation soviétique. Elle est restée stable : chaude en été, froide en hiver ". Ne pas se fier à la politesse qui caractérise les peuples de Tchétchénie et du Caucase : " Même un ami, on ne le salue pas quand il a le dos tourné, cela pourrait l'effrayer et il pourrait réagir de manière inappropriée".

Les auteurs ne pouvaient pas faire l'impasse sur les deux emblèmes nationaux russes que sont la vodka - " qui est bien souvent considérée comme un plat principal en soi " - et le caviar, objet de propagande pour l'étranger et que les Russes boudent pour les mêmes raisons que nous, à savoir son goût ou son prix, mais pas seulement. Ils préfèrent simplement les cornichons." Ils ont mangé tout le hareng et les cornichons, mais ils ont laissé le caviar ", se plaignait toujours la mère de l'auteur quand elle recevait des invités.

Un livre rassérénant, après tous les tourments slaves traversés au fils de ce mois, sympathique et drôle, à savourer comme un bon digestif !

La cuisine totalitaire    Wladimir & Olga Kaminer  (traduit de l'allemand par M. Stadler & L. Clauss)  Editions Gaïa

Dont les effluves vont embaumer

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lundi 26 mars 2018

Immobilier russe

CVT_LAppartement-Un-siecle-dhistoire-russe_1056Une fois n'est pas coutume, voici un album illustré. Plutôt destiné aux enfants, il était accompagnait d'un livret d'activités et servait de support à un jeu pendant que les parents flânaient dans les allées du salon du livre de Paris.

On visite d'un siècle d'histoire russe et soviétique de 1902 à 2002 en compagnie des premiers occupants et de leurs descendants. Un arbre généalogique nous aide à suivre tous les personnages. En alternance une double page présente les lieux, agrémentée d'un court texte qui restitue les événements entre deux dates, puis une autre, plus détaillée, est parsemée d'images d'archives et de dessins représentant des objets symboliques selon l'époque, ceux du quotidien des adultes comme des enfants, la monnaie, les jouets, des recettes, des coutumes etc...

 

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Irina  Mouromstev a 6 ans en 1902 et pense que sa famille va vivre heureuse dans ce bel appartement. Elle a sa chambre pour elle toute seule.

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Mais en 1919, l'appartement devient communautaire et les armoires servent parfois de cloisons.

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Les générations se succèdent jusqu'à ce que, en 2002, l'économie de marché transforme l'Appartement en...

L'Appartement    Alexandra Litvina & Ania Desnitskaïa pour les illustrations  (Traduction F. Deweer & M. Santos)  Librairie du Globe

J'avoue avoir une sorte de fascination pour les appartements communautaires. Je me suis toujours demandé comment j'aurais pu vivre dans ce contexte... J'en profite pour signaler un autre ouvrage, très réaliste celui-ci, de Katerina Azarova paru en 2007. Une étude sociologique qui explique parfaitement les racines de la politique du logement du début de l'URSS à la privatisation de l'appartement communautaire en 1990, les fondements de la société pré-révolutionnaire, les utopies de la Révolution et l'évolution des moeurs au sein des familles. Nombreux témoignages et photos de ces cohabitations pas toujours évidentes, on s'en doute, dans des immeubles devenus plus que vétustes au fil du temps.

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Quand les colocataires s'entendent bien les frigos sont aussi dans la cuisine

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Photos extraites de l'ouvrage

A la porte d'entrée de l'appartement, chaque locataire a sa plaque à côté de la sonnette avec indiqué le nombre de fois qu'il faut sonner. Salle de bains, toilettes, cuisines et couloirs sont communs. " "Et quelque part au bout de ces détours, s'ouvre la grande cuisine commune, à la fois pivot de cet espace labyrinthique, principal terrain d'action et des événements, scène de vie et de mort, coeur de l'appartement communautaire."

Ces pièces communes ont leur propre rythme, surtout la cuisine. Au petit matin, priorité aux travailleurs, les babouchkas et retraités occupent ensuite les lieux, puis vers 16h ce sont les écoliers qui l'investissent le temps du goûter, enfin retrouvailles collectives le soir pour la préparation du repas, chacun mange chez soi avant de se retrouver à nouveau pour la vaisselle (il y a souvent aussi plusieurs éviers). C'est là qu'on papote, qu'on rigole ou qu'on s'engueule ! La propreté et le rangement étant les principales sources de conflits. Plusieurs générations partagent souvent une même chambre et "la pièce technique", quand on a la chance d'en avoir une, sert à la fois de rangement, bureau, chambre d'appoint, se transforme au gré des besoins. En 1930, la loi avait décrété 9m² par personne.

"Ici, les contacts entre voisins communautaires sont bien plus fréquents que dans le voisinage, tel qu'on l'entend à notre époque, de l'immeuble d'une ville européenne. En conséquence cette vie communautaire est saturée de relations, d'émotions et d'événements. Les haines, les amours, les décès, les naissances, les disputes et les réconciliations composent le décor permanent et ordinaire de l'existence de chacun."

Bref, deux ouvrages complémentaires, passionnants et instructifs. Dans le second, on retrouve des cas semblables à celui de la famille de l'album, ce sont les témoignages les plus émouvants car emplis de nostalgie pour ceux qui ont connu l'époque de la propriété individuelle. Par contre, certains n'envisagent même pas un autre mode de vie ou le regrettent lorsqu'ils y sont contraints de l'abandonner.

L'appartement communautaire    Katerina Azarova    Editions  Librairie du Globe

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Deux livres qui déménagent dans

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jeudi 22 mars 2018

Vous avez dit printemps ?

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1905 - Natalia Gontcharova (1881-1962 Russie)

J'aime beaucoup la peinture au style éclectique de cette femme dont vous pourrez admirer quelques oeuvres dans la vidéo ci-dessous, notamment les décors et costumes pour les Ballets russes de Diaghilev. Elle est morte à Paris où elle et son compagnon s'étaient installés en 1918.

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mardi 20 mars 2018

La fièvre blanche

hugobaderUn journaliste polonais, qui connaît déjà la Sibérie pour l'avoir parcourue en été, décide de tenter le voyage sous les cieux moins cléments de l'hiver.
Au volant d'une vieille UAZ, une jeep soviétique équipée façon baroudeur du grand Nord, Jacek Hugo-Bader se lance sur la route avec pour objectif de rencontrer les exclus de ces territoires extrêmes.

Si le livre est instructif, il est tout autant impossible à résumer. J'ai trouvé la construction brouillonne, la chronologie est des plus aléatoires et des repères géographiques auraient été les bienvenus. Plus qu'un récit de son périple, l'auteur a regroupé toute une série d'articles ou de portraits qui recouvrent plusieurs séjours sur une petite dizaine d'années, de Moscou au lac Baïkal en passant par l'Ukraine et la Moldavie. Un livre l'a accompagné sur la route, il agit d'un ouvrage russe paru en 1957, Le Reportage du XXIe siècle, où deux journalistes de la Pravda anticipent l'avenir de leur pays à l'aube du quatre-vingt-dixième anniversaire de la Révolution d'Octobre, soit en 2007. Si par certains aspects scientifiques les deux auteurs ne se sont pas trompés, en ce qui concerne l'être humain on peut dire que ça relève de l'utopie... Le parallèle n'en est que plus causant.

Nous voyons donc défiler au fil des pages une kyrielle de personnages tous plus déglingués les uns que les autres. Toxicomanes, pour la plupart séropositifs - il y a même une élection Miss Russie VIH... -, anciens hippies soviétiques rescapés de communautés, migrant l'été vers le sud de l'URSS afin de s'approvisionner en herbe et pavot, bandes de hooligans fachos, univers des rappeurs ou des anarkopunks en passant par le heavy metal et la blatna (musique des truands et des voyous), SDF, prostituées, membres de sectes religieuses, mineurs employés dans des mines illégales, victimes des trafiquants d'organes et d'êtres humains, éleveurs de rennes ou pêcheurs du lac Baïkal. Tous ont en commun un goût immodéré pour la vodka et, pour beaucoup, une tendance inéluctable à contracter un jour ou l'autre "la fièvre blanche", l'équivalent de notre delirium-tremens. Quand je dis vodka, c'est un bien grand mot, car la plupart du temps ce que tous ingurgitent s'apparente plus à du tord-boyaux fait maison, quand il ne s'agit pas purement d'antigel coupé à l'eau. On imagine les dégâts de cette consommation sur le long terme. Là encore, la notion de long terme est tout relative puisque que l'espérance de vie ne cesse de baisser. Ceux qui payent le plus lourd tribut sont les petits peuples autochtones de Sibérie dont les prédispositions génétiques ne leur permettent pas de métaboliser l'alcool et tous ses poisons. Les ravages sur le système nerveux sont donc rapides et terribles, entraînant suicides et actes de violence.

 "Au début, dans le registre des décès, j'inscrivais des gens de soixante-dix, quatre-vingts ans. Maintenant, personne ne vit si vieux. Un homme de cinquante ans, c'est un patriarche, une force de la nature. Les femmes de cinquante ans chez nous sont séniles. Ici, on meurt avant quarante ans."

On saisit vite que derrière cette appétence se cache un monde encore déboussolé par l'effondrement de l'URSS, auquel s'ajoute l'omniprésence de la corruption et de la mafia, sans compter les stigmates des soixante-dix ans de communisme...
Au final, les plus heureux de ces exclus sont ceux qui se réfugient dans les nombreuses églises/sectes qui fleurissent ça et là. Ceux-là arrivent au moins à cesser de boire ou de se défoncer entre deux élans mystiques. Peace and love par -40°, mais au moins on vit plus longtemps. 

Cette lecture m'a laissée plutôt nauséeuse pour ne pas dire déprimée, sans doute la redondance du propos y est-elle pour beaucoup. On est loin des voyages de nos littérateurs français qui regardent steppes et taïgas défiler derrière les vitres du Transsibérien... Il n'en reste pas moins que ce livre est sans aucun doute le reflet d'une certaine réalité - comme l'atteste l'article ICI , 70 morts en décembre 2016 - mais la Russie ne se résume pas non plus qu'à cela, heureusement. Et venant d'un Polonais, et désolée pour le cliché un peu éculé, c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité...

              La Fièvre blanche... De Moscou à Vladivostok    Jacek Hugo-Bader    (traduit du polonais par Agnieszka Zuk)             Editions Noir sur Blanc 

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Va trouver sa place en titubant dans

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dimanche 18 mars 2018

Paradis et enfer !

Deux jours à Paris, entre activité professionnelle et plaisirsssss !

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Deux expos au Petit Palais, Les Hollandais à Paris 1789-1914 et L'art du pastel de Degas à Redon

L'occasion d'admirer, entre autres, des oeuvres de Van Gogh, Van Dongen en compagnie de Picasso, Monet, Cézanne pour la première, de belles promenades dans un Paris qui n'existe plus.. Et Gauguin, Renoir, Degas, Redon pour la seconde, de magnifiques portraits comme vous pouvez le constater. Rien que du beau monde dans un cadre majestueux et un quartier que je n'avais pas foulé depuis des décennies, je n'ose pas dire combien !

Et bien sûr samedi étape obligée, puisque j'étais sur place, à l'incontournable

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Idem, une éternité que je n'avais pas fréquenté ce lieu de perdition... Et comme pour être en phase avec le pays à l'honneur, la Russie, la neige s'est invitée à gros flocons sur Paris pendant qu'il faisait bien chaud à l'intérieur du salon. Mis à part une moisson déraisonnable parmi des tonnes de livres, pas d'échanges avec mes auteurs russes préférés qui n'étaient présents que dimanche, mais quelques rencontres sympathiques avec Viviane Hamy, grâce à laquelle je sais maintenant pourquoi il y a parfois des couvertures de différentes couleurs pour un même livre dans son excellente maison d'éditions, avec la charmante Cécile Reyboz qui nous explique très bien comment se créent les couvertures d'Actes Sud. Mention spéciale esthétique aux éditions Zulma pour la beauté de leur stand et l'explosion de couleurs chamarrées toutes couvertures accumulées. Et enfin mention spéciale gentillesse, générosité et humour à Ian De Toffoli et sa collaboratrice, de Hydre Editions, ainsi qu'aux Editions Noir sur Blanc et Agullo qui n'ont pas été avares de cartes/marques-pages (mention spéciale radinerie à tous les autres) ni de conseils.

Et ce fut un plaisir d'entendre parler russe.

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Deux belles journées bien remplies en compagnie de Margotte (paradis) et un porte-monnaie un peu plus vide (enfer) !

 

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mardi 13 mars 2018

Mordernité en noir et blanc

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1928 - Jeunesse dorée -    Alexandre Deïneka (1899-1969 URSS)

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1919 - Partie de billard -  Waclaw Wąsowicz (1891-1941 Pologne)

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jeudi 8 mars 2018

Rituel

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Oksana Pavlenko (Ukraine 1895-1991)

1930 "Longue vie au 8 Mars !"

 

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jeudi 1 mars 2018

Vent d'Est

music_instr_020Le vent d'Est qui balaie nos contrées depuis quelques jours ne nous apporte pas que de la froidure. Déferlent avec lui, et durant tout ce mois de Mars, des calligraphies voyageuses qui nous viennent du fin fond de l'Europe. Enrobant les mots et suscitant des images, elles vont nous murmurer, je l'espère, de bien belles histoires. Россия, Shqipëria, Հայաստան,  Ελλάδα,  Magyarországייִדיש, România, България, Hrvatska, Bosna i Hercegovina, Crna Gora, Srbija, Kosovë, Україна, Polska, Slovensko, Česko...

 Des mots qui chantent aussi comme des notes, portés par le violon des Tziganes et la clarinette du Klezmer des Juifs ashkénazes, par la balalaïka russe et les cuivres des fanfares des Balkans, par le bouzouki grec et le cymbalum hongrois. Alors, en espérant la Russie et ses auteurs invités au salon du livre de Paris ; en guettant ce que la littérature hongroise nous réserve chez Madame lit, puisque ce mois lui est consacré ; en attendant de parcourir de long en large l'Europe de l'Est grâce à Eva, Patrice et Goran ; je vous souhaite à toutes et à tous un Καλό μήνα ! comme on dit en Grèce en début de chaque mois... et vous laisse en compagnie du groupe  PAPRIKA  pour se mettre dans l'ambiance et se réchauffer.

 

 Rajout à 11h, un temps de circonstance ce matin au jardin.

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Et un très bel éloge du froid  ICI  en mots et en photos

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