dimanche 4 février 2018

Mysterium Tremendum

Chimie-des-larmesTrouvé chez un bouquiniste, attirée que je fus par une couverture sensuelle, un joli titre et une 4ème prometteuse, je me voyais déjà tourner frénétiquement les pages de ce bouquin, prête à déguster avec gourmandise cette histoire d'horlogerie et d'automate, de 1854 à nos jours, entre Londres et la Forêt-Noire. Et bien, je suis restée sur ma faim.

Catherine Gehrig travaille au musée de l'Horlogerie de Londres, son collaborateur et amant vient de mourir, elle souffre de devoir vivre son deuil en secret. On lui confie la tâche de restaurer un automate datant du milieu du XIXe siècle. En 1854, Henry Brandling quitte son Angleterre natale pour rejoindre la ville de Karlsruhe et s'enfonce dans la Forêt Noire, là où fut inventé le coucou. Il a laissé son fils gravement malade afin de trouver les meilleurs horlogers capables de fabriquer un automate sophistiqué qui, seul, sauvera son enfant. Il s'agit d'une copie du célèbre canard digérateur de Vaucanson datant de 1744. Ce qui réunira ces deux personnages ? Les onze carnets rédigés par Brandling, narrant son périple et ses difficultés, que Catherine découvre dans les caisses renfermant les pièces détachées de l'automate retrouvé. Entre temps, le canard se transformera en cygne.

"Il avait prévu que quelqu'un l'observerait un jour à travers le trou de ver du temps, c'était certain. Il écrivait pour cette personne. Il ne cessait de penser au moment où la chaîne ferait bouger le cygne qu'il s'entêtait à appeler "mon canard"."

J'ai trouvé les personnages antipathiques. Je n'ai ressenti ni compassion pour cette femme en deuil aux agissements souvent étranges, ni compréhension pour cet homme se lançant dans une quête hasardeuse tout en craignant de ne pas revoir son fils vivant. Leurs réactions violentes, leurs jérémiades et lamentations m'ont agacée, et je suis restée hermétique à la chimie qui s'opère entre les deux protagonistes de cette histoire par delà les siècles . Le climat de manipulation qui flotte aussi bien à Londres qu'au fin fond de la Forêt Noire m'a mise mal à l'aise et irritée. Le récit est souvent confus, et les ponts entre présent et passé n'ont pas réussi à me passionner. Bref, un vrai raté, c'est sans doute ça le Mysterium tremendum ! Seule note positive, j'ai appris quelques rudiments en matière d'orfèvrerie et de mécanismes propres à ces curieuses créatures que sont les automates. Et maintenant, je sais ce qu'est la leucine encéphalique...

"Il m'a dit que les larmes produites par les émotions sont d'une autre composition chimique différente de celle des larmes dont nous avons besoin aux fins de lubrification. Ainsi, a-t-il expliqué, mes honteux petits mouchoirs contenaient maintenant une hormone participant au processus de satisfaction sexuelle, et une autre qui faisait diminuer le stress; avec, enfin, un puissant anti-douleur naturel."

Quelques avis plus favorables sur BABELIO

La chimie des larmes  Peter Carey  (traduit de l'anglais par P. Girard)  Editions Actes Sud

                               

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samedi 28 avril 2012

Terra nullius

9782864248521Très jeune déjà, Daniel Rooke préfère la compagnie des chiffres et des astres à celle de ses semblables.
Plutôt doué, il décide de devenir astronome. Hélas, le royaume de sa Majesté n'ayant pas de poste à lui proposer, il entre dans les Marine Forces et, jusqu'en 1781, s'en ira guerroyer outre-atlantique sur le Resolution où il se lie d'amitié avec le jeune, l'avenant et ambitieux Talbot Silk aussi à l'aise avec les mots que Rooke l'est avec les chiffres.
De retour en Angleterre, le voilà en 1786 en partance pour la Nouvelle-Galles du Sud sur un bateau convoyeur de prisonniers anglais. Rooke, recommandé par l'Astronome royal,  est chargé d'observer l'éventuel retour d'une comète uniquement visible dans l'hémisphère sud . Silk, devenu entre temps capitaine-lieutenant, fait aussi parti du voyage.

"Comme un organe étranglé par un garrot, Rooke avait l'impression d'avoir été comprimé par toutes ces années de scolarité et de vie en mer. A présent, il pouvait enfin se dilater et combler l'espace qui lui convenait, quel qu'il fût. Dans ce lieu, avec ses pensées comme seule compagnie, il deviendrait la personne qu'il était vraiment, ni plus ni moins.
Lui-même. C'était un territoire aussi inexploré que celui où il se trouvait."

Effectivement, retranché dans son observatoire, une hutte sommaire à l'écart du reste des soldats et des prisonniers, Rooke a enfin trouvé sa place. Si la population locale, "les naturels" comme les nomment les Anglais, se montre dans un premier temps distante et observatrice, elle se voit bientôt contrainte d'entrer en contact avec les sujets de sa Majesté. De son côté, Rooke ne tarde pas à attiser la curiosité d'un groupe de femmes et d'enfants avec lesquels il entreprend de communiquer malgré la barrière de la langue. Fascination mutuelle, étrange étranger l'un pour l'autre, Rooke et une fillette nommée Tagaran se nouent d'amitié, chacun partant explorer le monde et le langage de l'autre.

"Le voyage de découverte dans lequel il venait de se lancer était d'une importance comparable, un voyage qui ne se contentait pas d'explorer la langue d'une race jusque-là inconnue, mais qui allait à l'intérieur du cosmos qu'ils habitaient : l'organisation de leur société, les dieux qu'ils vénéraient, leurs pensées et espoirs, leurs craintes et passions."

Transporté par l'enthousiasme de ces échanges, Rooke en oublierait presqu'il porte un uniforme, jusqu'au jour où un événement lui rappelle qu'un soldat se doit d'obéir aveuglément aux ordres.

 Que voilà un roman original ! Comme on voudrait qu'il dure encore un peu ! J'ai même été jusqu'à imaginer une suite, hautement improbable, où fusionneraient Daniel Rooke et Narcisse Pelletier (croisé ICI) !  Et avec quel talent son auteur nous dépeint l'évolution de ce petit lieutenant devenu grand ! Lui, le timide et le maladroit qui ne trouve pas les mots, le solitaire enfermé dans sa tour d'ivoire pour mieux se protéger de l'ombre de ses pairs, lui qui jusqu'alors se suffisait à lui-même, le voilà soudain pris d'un frénétique désir des autres, ces autres si semblables et si différents à la fois, le voilà heureux de constater que toutes les faiblesses qui l'éloignaient des ses congénères deviennent une force irrésistible qui le pousse enfin vers autrui. Et si, sous l'influence de son ami Silk, la fugace tentation de tirer gloriole d'être le premier déchiffreur d'une langue inconnue l'effleure un instant, il comprendra rapidement que la finalité de cette entreprise est ailleurs, bien au-delà des mots.

Mêlant adroitement fiction et réalité, l'auteur  nous offre un bien beau dépaysement littéraire et une habile réflexion romanesque autour des notions d'identité, d'altérité et d'intégrité, le tout servi dans une langue non dénuée de poésie. Une simple mais attachante histoire, celle d'une naissance d'un homme à lui-même ! A savourer, vraiment.

"Il n'y avait pas de débat possible avec les étoiles. Elles n'avaient que faire de la logique. Elles étaient merveilleusement indifférentes au dilemme du lieutenant Daniel Rooke, cette poussière de conscience. Sous la lumière éternelle des cieux, son scintillement de vie n'était pas plus important que les étincelles qui s'échappaient du feu."

L'avis de  Keisha 

 Le Lieutenant     Kate Grenville     Editions Métailié

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dimanche 18 mars 2012

Deux vies en une

9782070136629Narcisse Pelletier n'a que dix-huit ans lorsque, en compagnie de quelques matelots, il pose les pieds sur une plage en apparence déserte du nord-est de l'Australie. Ils ont débarqué d'une chaloupe avec pour mission de trouver de l'eau potable à rapporter à bord de la goélette Saint-Paul. Parti seul de son côté explorer les arrières du rivage, Narcisse revient bredouille.

"Quand il parvint au sommet de la petite falaise, il découvrit qu'il y était seul. La chaloupe n'était plus tirée sur la plage, ne nageait pas sur les eaux turquoises. La goélette n'était plus au mouillage à l'entrée de la baie, aucune voile n'apparaissait même à l'horizon. Il ferma les yeux, secoua la tête. Rien n'y fit. Ils étaient partis."

Ainsi débute cet excellent roman.
Dix-sept années plus tard, en 1861, Octave de Vallombrun, membre de la Société de Géographie, faisant escale à Sydney se voit sollicité par le gouverneur et convié à une réunion cosmopolite permettant de statuer sur la nationalité d'un blanc qu'un navire anglais à découvert sur une plage, nu, tatoué et s'exprimant dans un langage inconnu. Il apparaît bien vite que cet homme est Narcisse Pelletier. Mais de Vallombrun ne le découvrira que petit à petit car celui qu'on appelle désormais le sauvage blanc a non seulement oublié sa langue mais aussi sa culture d'origine. De Vallombrun est officiellement chargé de le ramener en France, il a devant lui de longs mois de voyage pour rééduquer ce drôle de sauvage.

"Le voyage de retour de Narcisse vers notre monde n'aura lieu qu'une fois et dans un seul sens. J'en serai le scribe."

Si l'on découvre d'abord les premiers pas de Narcisse au sein de la tribu aborigène qui l'a sauvé d'une mort certaine, on pourrait se croire embarquer pour un simple roman d'aventures anthropologiques. Mais très vite on abandonne provisoirement ce genre pour le registre épistolaire puisque de Vallombrun va entretenir une longue correspondance avec le président de la Société de Géographie auquel il livre ses observations, l'évolution de ses relations avec Narcisse, ses interrogations, ses doutes, et cela même bien après le retour en France. Les chapitres donnent voix alternativement au naufragé et au scientifique.  

C'est un roman bourré de charme et de talent.
Charme de l'aventure humaine qui va lier ces deux hommes : point trop d'angélisme, puisque d'un côté de Vallombrun compte bien sur cette expérience pour redorer son blason d'explorateur et asseoir ainsi son autorité au sein de la Société de Géographie, et que de l'autre Narcisse garde une part de son mystère. Il y a cependant beaucoup d'humanité dans cette relation qui réunit des mondes opposés, un noble et un matelot, un civilisé et un sauvage ayant pourtant appartenu au monde du premier.

"Ce qui a commencé sur une plage déserte d'Australie oblige à penser autrement l'Homme."

Talent du style et de l'écriture qui eux aussi alternent avec aisance selon les chapitres. L'élégance des lettres de de Vallombrun et de ses questionnements sont un réel plaisir littéraire, et le cheminement intérieur de Narcisse, plus naïf et touchant, trouvent un équilibre parfait pour aborder le thème de la différence et du lien aux autres. Au-delà de la réflexion sur la notion de civilité ou, comme disent certains, de civilisation, se profile le thème de la double appartenance avec les conflits qu'elle génère qui peuvent aller jusqu'à la folie. Au final, le tout nous ramène inéluctablement à notre époque...

"S'il répondait à mes questions, il se mettait dans le danger le plus extrême. Mourir, non pas de mort clinique, mais mourir à lui-même et à tous les autres. Mourir de ne pas pouvoir être en même temps blanc et sauvage."

Premiers pas dans la fiction pour un auteur qui un temps porta un titre un peu ronflant et qu'on dirait venu d'un autre siècle, puisqu'il fut de 2000 à 2005 "Administrateur supérieur des Terres australes et antartiques françaises", si, si, ça existe encore... Cela étant, ce livre est une belle réussite dont on a peu entendu parler, un de plus !

Quelques mots sur le vrai Narcisse Pelletier dans un échange auteur-lecteurs ICI

Ce qu'il advint du sauvage blanc     François Garde     Editions Gallimard

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"Entrevue avec les sauvages" 1836
(gravure dessinée par Danvin, gravée par Monnin)

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jeudi 22 mai 2008

Les Abori-gênent...

978207034157370 000 av. JC, les continents sont en mouvement et l'homo sapiens aussi.
Suite à l'éruption gigantesque du Mont Toba, les péninsules de Sunda et de Sahul se sépareront à jamais pour, petit à petit, donner naissance à l'Océanie actuelle.
Le livre s'ouvre sur la longue marche d'une peuplade qui, poussée par la faim, quitte Sunda et brave les flots pour s'échouer sur une terre inconnue, Sahul. Pendant des millénaires, ces hommes peupleront Sahul, la parcourant de fond en comble, y puisant leurs mythes et leurs croyances, affrontant les changements climatiques, s'adpatant et survivant grâce à la faune et la flore dont ils tireront subsistance, remèdes et protections.
Cette odysée mènera les descendants de Yoolore, de Tjonambu et de Namoora, à l'aube du troisième millénaire dans l'Australie moderne dont ils ont été spoliés.

"8 000 ans av. JC.
Wirakee ramena le bras en arrière. D'un mouvement de poignet, il fit siffler le boomrang. Une étroite fraction de temps et, comme à chaque fois qu'il lançait le morceau de bois, il eut la vision de Tjoonake, l'enfant-ancêtre, issu de la lignée de Pinanga, de la rencontre entre ceux du monde-sur-la-terre et ceux du monde-sous-la-la-terre. Selon la légende, Tjoonake avait repoussé le ciel loin du sol avec un bâton, permettant aux hommes et aux animaux de ne plus ramper. Puis, sous l'effort, ce bâton s'était courbé. Alors, le croyant devenu inutile, Tjoonake l'avait jeté au loin. Mais le bâton était revenu à lui : le boomrang était né."

Parallèlement, en 2004 à Sydney, Liz enrage dans le Tribunal des Réfugiés où elle travaille. La défenestration d'une jeune Bangladaise et les méthodes humiliantes de la directrice lui sont devenues insupportables.
D'ascendance française, Liz largue tout et s'installe en Provence, là même où sa mère et sa grand mère ont séjourné pendant la guerre avant de s'embarquer pour l'Australie.
Bien décidée à découvrir l'histoire de cette mère qu'elle a si peu connue, et dont elle ne garde aucun souvenir,  elle mène l'enquête et finira par éclaircir les zones d'ombre que son père lui a toujours dissimulées.

Et bien évidemment, l'épopée des Aborigènes rejoindra l'histoire de Liz.

C'est un voyage passionnant et fort bien documenté au coeur de l'histoire de ce peuple (cartes, planches, généalogie, lexique et explications supplémentaires en fin de livre).
J'ai été réellement enchantée par leur cosmogonie, et j'aurais aimé que l'on traverse le Temps plus lentement encore, afin d'en découvrir davantage sur cette culture. Le récit faisant référence au XXe siècle est, lui aussi, riche d'enseignement sur le sort échu à ce peuple qui fut dépouillé, exploité, décimé et auquel les blancs ont volé ses enfants.

L'histoire de Liz permet un sympathique séjour provençal, bien qu'un peu trop simpliste à mon goût.
On aurait pu se passer des quelques cadavres, dont on ne sait qu'à la fin s'ils ont un lien avec l'histoire maternelle, une éventuelle magie aborigène, ou tout autre chose.
De même, jusqu'à la fin, on se demande bien par quelle pirouette l'auteur va s'en tirer pour conjuguer ces 70 000 ans d'histoire avec le chant des cigales et les parfums de la lavande.
Mais, tant bien que mal, elle y réussit...

Au total, un livre qui lie le romanesque et les références anthropologiques, et qui m'a permis de retrouver le même plaisir que j'avais déjà rencontré à la lecture de "Requiem pour un poisson" (Folio).

Noir austral    Christine Adamo    Folio policier

 

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vendredi 28 mars 2008

Botanique (suite)

9782264042903R1Sur une immense propriété de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, un homme légèrement monomaniaque vivant seul comme un roi en son royaume, se met en tête d'y planter toutes les espèces d'eucalyptus répertoriées sur la planète.
Holland, nouveau venu dans cette contrée, ne tarde pas à susciter curiosité et commérages, jusqu'au jour où il vient accueillir à la gare une fillette qui n'est autre que sa fille.
Suite au décès de sa femme, morte en donnant le jour à des jumeaux, Holland élève seul Ellen, l'autre enfant ayant suivi sa mère dans la tombe.

Le temps passant et les eucalyptus poussant, Ellen se transforme en une superbe adolescente. A l'approche de ses vingt ans, son père décide de la marier à l'homme qui sera capable d'identifier les quelques quatre cents espèces d'eucalyptus qui peuplent sa propriété. La réputation de la beauté d'Ellen n'étant plus à faire, commence alors un défilé de prétendants plus ou moins érudits qui, sous le regard impassible de la princesse, tentent de passer l'épreuve, épreuve quasi insurmontable inutile de vous le préciser.

Ellen n'est pas loin de croire qu'elle finira vieille fille, peut-être même s'en réjouit-elle ?, lorsqu'arrive Roy Cove, spécialiste de chez spécialiste, la force tranquille, sûr de lui et bien décidé à remporter "le trophée". Ne prendrait-il pas même un malin plaisir à faire durer les choses, parfois sur le point de trébucher mais se rattrapant toujours in extremis (aux branches évidemment) ?
Tout absorbés qu'ils sont par leur botanique, Holland et Cove ne voient rien de ce qui se trame dans leurs dos. Car Ellen, qui en a ras-l'arrosoir des eucalyptus et ne s'imagine aucunement l'épouse de ce Cove se pourléchant déjà prématurément les babines, sûr qu'il est de croquer sa proie, Ellen la soumise va ENFIN se réveiller !

"Le mot eucalyptus vient du grec, "bien" et "couvert". Il décrit quelque chose de spécifique à ce genre. Jusqu'à ce qu'elles s'ouvrent, prêtes à être fertilisées, les fleurs d'eucalyptus sont protégées par un opercule, ce qui, de fait, place un couvercle sur les organes reproductifs.
Tout cela est très prude. En même temps - et nous voyons ici que le paradoxe est une carctéristique majeure de l'eucalyptus -, les feuilles qui les entourent affichent des moeurs presques dissolues, vu la façon dont elles exhibent tout un tas de différences d'épaisseur, de forme, de couleur et d'éclat: "un caractère changeant", pour formuler les choses à la manière botanique."

Pour les amateurs de contes modernes.
Pour les thésards ès calyptus.
Pour les asthmatiques et autres catarrheux chroniques.
Pour ceux qui envisagent d'en planter, à condition que le sol soit acide et humide.
Pour la belle couverture.
Pour un moment de lecture simple, pudique, mi-poétique mi-ironique, et parfumé.

Eucalyptus      Murray Bail     Editions 10/18

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vendredi 13 avril 2007

L'acheteuse de livres !

20e est en colère, suite au questionnement de GACHUCHA.

Lundi dernier, je vous faisais part de mon vif intéret pour un livre que j'avais d'acheté, La voleuse de livres. Je venais juste de le commencer, et ça m'apprendra à ne plus faire ce genre d'annonce.

Dans mon dernier commentaire, je mettais déjà un bémol à mon enthousiasme. Mais quand j'ai lu la remarque de Gachucha, j'ai vu rouge. En effet ce livre est destiné principalement à la jeunesse, à partir de 12 ans !!!!

Vers qui diriger ma colère ?
- L'auteur
- L'éditeur
- Le libraire
- Moi

- L'auteur ? Y est-il pour quelque chose ? Markus Zusak a écrit une histoire originale qui aurait eu le mérite d'être creusée un peu plus. Admettons qu'il ne fut pas mis au courant des magouilles de ...
- L'éditeur ! Alors celui-là je le retiens . Non seulement le site de cette maison ne signale rien concernant le public concerné, mais il se permet de comparer ce livre au Journal d'Anne Franck et à La nuit d'Elie Wiesel, via les critiques américaines ! J'attends toujours d'avoir le souffle coupé comme me le prédit The Guardian, sur la 4 ème de couv. Et de plus, il se fait un joli doublet en le sortant simultanément en collection jeunesse, et au même prix.
- Le libraire, enfin en l'occurence la vendeuse de la librairie. Celle-là déjà je ne pouvais pas me l'encadrer, tellement elle est aimable. Je m'étais promise de ne plus retourner dans cette librairie, mais bon, je veux finir de remplir ma carte de fidélité. C'est sûr que je vais y retourner pour le coup et pour l'engueuler. Je suis sûre qu'elle m'a baratinée et qu'elle n'a même pas lu ce bouquin . Déja l'an dernier, elle m'avait sidérée quand j'avais voulu acheter le dernier livre D'Elie Wiesel justement. Elle ne connaissait pas cet auteur ! Alors vous pensez bien, peste que je suis, l'autre jour, l'air de rien, je lui ai fait remarquer que si La voleuse de livre était comparé à un ouvrage de Wiesel, ce devait être un chef d'oeuvre. Elle me répondit un " Oui, oui " évasif et me récita le speach,  sans doute passe partout, que l'on doit enseigner dans les écoles de vente. Je ne sais pas pourquoi, cette fille, j'ai décidé de ne pas la lâcher et d'être sa bête noire jusqu'au jour où j'irai clore mon compte et ressortirai sans payer mes achats...
- Moi, qui en ce lundi de Pâques est fait la cloche ! J'ai investi 20 € pour un livre qui peut largement attendre une sortie en poche. Mais surtout je vous l'ai conseillé avant de l'avoir fini et peut-être l'avez-vous acheté. Au moins il y en a une à qui je peux présenter des excuses, Gachucha. Les autres, vous pouvez me dénoncer à votre libraire pour qu'il vous l'échange !

J'aurais mieux fait de suivre le conseil du titre ! Pour la peine je ne remets pas la photo de la couverture, que je continue cependant à trouver fort belle. Et enfin, je dis bravo pour cette entourloupe à Oh Editions, qui portent bien leur nom.

Eh la Mort, tu peux te marrer, tu t'es bien foutu de nous !!!

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