vendredi 9 mars 2007

UN PETIT CADEAU

mouette_001

Pour une fidèle visiteuse qui se reconnaitra et pour Bellesahi qui n'a pas ses yeux dans sa poche !

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ADABWAFAN

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Grâce à JULES j'ai encore fait un beau voyage ! La coquine m'a fait pousser la porte d'une librairie des Mille et une nuits. Regardez ce que j'ai trouvé. Ces couvertures sont magnifiques et je n'ai pas su résister au plaisir de les avoir sous les yeux. Celle qui a ma préférence est la première en bas à gauche avec le titre en arabe. Quelle sensualité !

La librairie ADABWAFAN propose des livres en arabe, en anglais, en français... Merci encore JULES pour cette découverte.

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Précipitations

9782841148516Je compatis avec les quelques Charentais qui ont les pieds dans l'eau. Mais la pluie a aussi ses poètes. C'est le cas de Martin PAGE qui, avec un nom pareil, n'a pas pu s'empêcher d'en réunir quelques unes et d'y coucher un tas de mots charmants sur mam'zelle la pluie.

" La pluie est le mot de passe de ceux qui ont le goût pour une certaine suspension du monde. Dire que l'on aime la pluie, c'est affirmer sa différence"

Et moi, j'adore les points de suspension... J'adore aussi la pluie qui nous permet de rester au sec, sans mauvaise conscience, pour lire. La lecture n'est-elle pas une autre suspension du monde et du temps !

" La pluie tombe comme nous tombons amoureux: en déjouant les prévisions."  C'est pas mignon ça !

La pluie nous ramène vers l'enfance. On saute dans les flaques, on s'éclabousse...et l'auteur est persuadé "qu'il existe des boutons secrets provoquant le tir des nuages: le coin d'une plaque d'égout, un bord de trottoir, l'intersection de deux pavés (...) Les nuages ont quelque chose des chiffons blancs des magiciens."

Les métaphores de la pluie sont nombreuses et Martin Page en tire de succulentes de son riche imaginaire. Un bien bel ouvrage que ce petit traité, avec sa couverture grise et brillante comme un ciel mouillé, et de ci de là, des petits dessins qui tombent comme des gouttes. Allez, encore une dernière citation et je m'arrête là, sinon je vais finir par recopier le livre entier !

" On dit: la pluie tombe. Et personne ne voit le drame derrière cette banale constatation. Est-ce un accident ou un suicide? On ne saura pas. En tout cas, la pluie ne se relèvera pas. "

Et croyez-le ou pas, le temps que j'écrive tout cela, eh bien... le soleil est revenu !

De la pluie     Martin PAGE     Ramsay

1meteo10e

 

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mercredi 7 mars 2007

REVUE DE PRESSE

084eb111a6a0f44341caf78fe624506dQuelques nouvelles glanées ça et là.

Appel de 2000 soignants en faveur de l'euthanasie; vous pouvez consulter et signer ce texte en entrant ici  et pour ceux qui veulent plus d'infos c'est ici

Pour lire l'excellent article de Serge Portelli, magistrat et vice-président au tribunal de Paris , prenez ce chemin

Et enfin, si vous souhaitez suivre les tribulations de quelques lyonnais, en lien direct avec l'article précédent, poussez cette porte

Bonne nuit à tous !

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Pluie, psy & polars

1meteo8eQuand vais-je pouvoir aller travailler au jardin ? Maintenant l'orage est de la partie . Les choses s'arrangent... Donc pas de complexe à plonger dans la bibliothèque, c'est toujours ça !

J'ai envie de vous faire découvrir un auteur plus connu pour son activité psychanalytique que pour sa prose policière. Il s'agit de Michel STEINER. Né à Toulouse, psychologue de formation, ancien membre perturbateur du laboratoire de psychologie sociale expérimentale du CNRS, animateur de conférences à HEC et aux universités de Paris VII et Paris VIII, Michel Steiner est aujourd'hui psychanalyste. De son parcours professionnel et de ses propres névroses, il a su tirer un passionnant fil littéraire. Il est lui-même un personnage attachant. Fumeur, joueur d'échecs, de pocker, flambeur, amateur de vieilles voitures aux formes rondes comme les 203, pilote d'ULM, il ne supporte pas les aubergines, pas les légumes, les autres celles qui mettent des prunes. Ses interrogations sur la capacité de l'Homme à obéir, sa haine des censeurs et des manipulateurs, la terreur que lui inspirent les neurosciences, me le rendent d'autant plus sympathique !

Voici un bref aperçu des trois livres de l'auteur que j'ai dans mes étagères.

9782070425914"Petites morts dans un hôpital psychiatrique de campagne" est en fait un manifeste anti-psychiatrique. Les meutres de plusieurs psychiatres sont l'occasion pour M. Steiner de nous relater l'histoire de cette discipline médicale aussi fascinante que rebutante. Celle aussi de nous faire partager sa crainte concernant la prescription à outrance et banalisée de médicaments psychotropes, et la dérive toujours possible vers un outil de répression et de contrôle des déviants de nos sociétés. Ce livre m'a ramenée vers les folles années où j'ai exercé à l'hôpital Sainte-Anne. J'ai moi aussi distribué ces petites pilules, j'ai assisté aux séances d'électrochocs, certes sous anesthésie, j'ai participé à la mise sous camisole de contention, j'ai même aidé à décrocher un pendu, ma pire expérience, j'ai été confrontée à la folie d'êtres fascinants, terrifiants, attachants . Et un jour, j'ai démissionné... Qui sont les plus fous ?  Les patients ou les soignants ? Plein d'érudition, mais grâce à la présence d'un flic passionné d'histoire médiévale, l'auteur sait nous rendre très digeste cette plongée derrière les hauts murs asilaires.

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"Mainmorte" nous ramène à la digestion ! Dans Paris, sont découverts des morceaux de corps humains, délicatement cuisinés et découpés "façon puzzle" comme dirait un des Tontons Flingueurs ! Lorsqu'on sait qu'il s'agit  de restes d'huissiers, on jubile ! Commence un jeu de chat et de la souris entre " le chef " de ces mets originaux et un journaliste qui mène l'enquête. Enigmes psychanalytiques et mathématiques, coups de pocker, Michel Steiner s'amuse des théories lacaniennes et ne cache pas son plaisir à régler leur compte à ces serviteurs de l'Etat qui ne semblent pas plus trouver grâce à ses yeux que les aubergines !

A vos fourneaux !  Petite cervelle au beurre blanc, cou farci, foie hâché aux petits oignons, coeur sauté et persillé, ragoût de poumons, tripes à la mode de Caen, jambe rôtie au romarin, bras en croûte, pénis et testicules au caramel...  Et avec ça, qu'est-ce qu'on boit !!!

9782070766475" La machine à jouir " nous entraîne dans le monde de l'entreprise, celle de l'industrie pharmaceutique. Michel Steiner connait bien les deux. Il a lui-même travaillé pour un labo lorsqu'il faisait ses études et est passé distribuer ses bonnes paroles à HEC.

Pimol Pharma va être côté en bourse; son directeur sur le point d'être élu "Manager de l'année"; ses employés,  une vraie petite famille. Bref, tout irait bien dans le meilleur des mondes si une série d'attentats burlesques ne venait gripper la machine. Un anarcho-syndicaliste désespéré , des secrétaires bcbg victimes d'attaques d'orgasme, des ordis en plein délire, des sous-fifres soumis qui partent en vrille etc, etc... Ce bouquin est une vraie partie de rigolage et un réquisitoire génial contre le marketing. Le MEDEF n'a qu'à bien se tenir !

Petites morts ... et  Mainmorte     Michel Steiner     Folio policier

La machine à jouir     Michel Steiner     Gallimard   Série noire                        

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mardi 6 mars 2007

REVUE DE PRESSE

logo L'association interpelle les présidentiables et publie son manifeste pour les droits humains.

Vous pouvez le consulter en ligne en sonnant ici !

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PETIT BONHEUR

9782259205443J'ai lu ce livre en Janvier, alors que le sud-ouest était sous la neige. Un arrêt-maladie bienvenu m'avait contrainte à rester sous la couette ou au coin du feu. Ajoutez à cela une théière fumante et vous comprendrez que je n'ai pas boudé mon plaisir . Ambiance anglaise garantie !

Toc toc toc ! Entrez dans la librairie de Margaret Lea et de son père et laissez-vous entraîner dans cette histoire à tiroirs.

Margaret est aussi biographe; un jour, elle reçoit une lettre de Vida Winter, écrivain prolixe et vieillissante, qui lui demande d'écrire son histoire. Mme Winter est une adorable vieille anglaise capricieuse, acariâtre, manipulatrice, et dont la vie est jalonnée de mystères et de secrets.

Margaret va se plier aux volontés de la bougresse. Les inconscients se rencontrant souvent, les échos du passé de Vida viendront résonner dans le vide de l'enfance de Margaret. Une amitié liera les deux femmes, assouplissant la rigidité de l'une, permettant à l'autre de s'approprier enfin son histoire. Embrouillamini d'identités, enquête généalogique, maison chargée d'histoires, personnages secondaires originaux, rien à redire...

Et cerise sur le gâteau, l'atmosphère surannée de la librairie et les relations père-fille. Voyez ces petits extraits, vous sentirez l'odeur des vieux papiers chatouiller vos narines de lecteurs et trépignerez sur place !

" Après le déjeuner, quand nous avons terminé le déballage, le catalogage et la mise en rayon et que nous n'avons plus de clients, nous nous installons pour lire, comme à l'accoutumée. C'est la fin de l'automne, il pleut et les fenêtres sont embuées. En fond sonore, le sifflement du chauffage au gaz, que nous entendons sans l'entendre, car, assis côte à côte, tout proches et pourtant à des kilomètres l'un de l'autre, nous sommes plongés dans nos livres."

(Là j'ai mis Harvest de Niel Young sur la platine !)

" Le magasin est le coeur même de l'affaire. Et c'est un lieu pour lire. A pour Austen, B pour Brontë, C pour Charles et D pour Dickens. C'est ici que j'ai appris l'alphabet. Mon père déambulait entre les rayons, me portant dans ses bras, et m'en expliquait le principe, en même temps qu'il m'apprenait à épeler. C'est là aussi que j'ai appris à écrire,recopiant des noms et des titres sur des fiches (...) Le magasin était tout à la fois mon foyer et mon métier. Une bien meilleure école que n'importe quel établissement ordinaire, et par la suite, mon université privée, toute à moi. C'était ma vie. " 

Bouuuh ! jamais je serai une fille de libraire . Sniff sniff...

Le treizième conte     Diane Setterfield     Plon

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RIEN A DIRE, sauf que

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Le Souk est aniné !!!

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lundi 5 mars 2007

ETIENNE ETIENNE !

9782910233945J'ai passé une mauvaise nuit. Il n'est jamais bon de se coucher en colère !

M'est revenu en mémoire ce petit bijou d'Etienne de La BOETIE "Discours de la servitude volontaire " paru en 1576. Voilà qui ne nous rajeunit pas, mais ce cexte est d'une étonnante actualité. L'auteur y pose la question de la légitimité de l'autorité et y expose les stratégies des "maîtres" afin de se maintenir au pouvoir. Sanction et répression certes, mais surtout habitude des peuples à se soumettre. Et pire, la capacité qu'ont les dominés à entretenir la domination des tyrans !

Extrait: " Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l'élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race.(...).Quant à celui qui tient son pouvoir du peuple, il semble qu'il devrait être plus supportable; il le serait si dès qu'il se voit élevé au-dessus de tous les autres, flatté par je ne sais quoi qu'on appelle grandeur, il décidait de n'en plus bouger.(...) Il est étrange de voir combien il surpasse en toutes sortes de vices, et même en cruautés, tous les autres tyrans. Il ne trouve pas meilleur moyen pour assurer sa nouvelle tyrannie que de renforcer la servitude et d'écarter si bien les idées de liberté de l'esprit de ses sujets que, pour récent qu'en soit le souvenir, il s'efface bientôt de leur mémoire(...).Ceux qui sont élus par le peuple le traitent comme un taureau à dompter "

La Boétie ne regardait pas TF1, mais confirme qu'abêtir les masses est la clef de voûte de tout assujettissement: " ...Ainsi les peuples abrutis, trouvant beaux tous ces passe-temps, amusés d'un vain plaisir qui les éblouissait, s'habituaient à servir aussi niaisement que les jeunes enfants apprennent à lire avec des images brillantes. ". La Boétie illustre son discours d'exemples grecs et latins; les jeux du stade sont devenus cathodiques, les farces ont pris des allures de Paris plage et les paillettes de la consommation, jetées aux yeux du  peuple, l'aveuglent . Notre père qui êtes à la caisse, donnez nous nos crédits quotidiens, et nos politiques gouverneront tranquilles !

La Boétie est né à Sarlat, on peut encore y visiter sa maison. Il fut l'ami de Montaigne. Ils se rencontrèrent grâce à ce texte qui circulait sous le manteau. Il était censé être écrit par un jeune homme de 18 ans. Il ne fut publié que 13 ans après la mort de l'auteur. La Boétie est considéré comme le précurseur de la désobéissance civile. Ne désespérons pas de notre jeunesse ....

Discours de la servitude volontaire     E . de La BOETIE     Editions des 1001 nuits

 

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REVUE DE PRESSE

084eb111a6a0f44341caf78fe624506d  Avant de fermer la boutique, petit tour du Caravanserail. Quelle bonne idée ! Deux infos de taille.

Les saisines du Conseil Constitutionnel ont fait flop ! Le projet de loi relatif à la prévention de la délinquance autorise donc la transmission d'informations confidentielles aux maires par les travailleurs sociaux. Et l'article 48, sur la comparution immédiate des mineurs récidivistes, est entériné.

Promesse de campagne du même auteur: NS propose la création d'une agence de la défense civile pour "renforcer l'esprit de défense dans la société française".  ( j'hallucine )

Chouette !

Amis de l'UMP, faites de beaux rêves ...

Les autres, démerdez-vous !

Posté par Moustafette à 02:17 - - Commentaires [11] - Permalien [#]