mercredi 1 octobre 2008
Dimanche

Dernier farniente de l'année ?
Sans doute...
dimanche 28 septembre 2008
Une belle action
2006, deux couples, accompagnés de leurs enfants, se croisent dans un grand magasin d'usine du Nord de la France.
Chassés-croisés de regards entre eux. Ceux qui se reconnaissent et ceux qui s'ignorent encore.
"Ils sont beaux.
Je les ai trouvés beaux.
Je me suis trouvé beau, moi aussi, en train de les observer.
Si nous avons réussi à survivre, alors, la vie miroite et lance des éclats dorés."
Un des pères, Fred, reçoit comme un uppercut en plein plexus. Flash back, 1985, Fred est pion dans un collège, Myriam y est prof de dessin et vit avec Thomas, un jeune cadre dynamique aux dents longues, dont elle attend un enfant.
Jeux de séduction, éviction, persistance de l'attirance, distance... Le temps passe, un enfant naît, un drame survient.
C'est vers Fred que se tournent alors Myriam et Thomas. Fred qui répond présent. Et la valse des sentiments reprend, sournoise, teintée du plus profond désespoir et de la plus belle espérance, comme seuls le désir et ses ambiguités savent les révéler.
Ce roman m'a chamboulée. Il m'a propulsée dans mes années 80 à moi. Celles de tous les possibles, quand à vingt ans on tourne le dos à sa famille en se disant que les amis, eux, seront toujours là. Il a fait frémir des strates d'émotions que je m'efforce de tasser quotidiennement au fond de ma mémoire. Il a ravivé le manque, l'absence de ceux qui m'ont lâché la main au milieu de la rivière, me laissant seule poursuivre la route avec, sur les épaules, le poids des souvenirs que je ne sais plus avec qui partager.
"Ce sentiment étrange de l'identité.
Et puis celui de l'altérité, reçu de plein fouet."
Une troublante et bouleversante histoire d'amour et d'amitié comme j'aimerais que toutes elles se terminent, tournées vers la vie.
L'émotion d'une autre lectrice ICI
Passage du gué Jean-Philippe Blondel Editions Pocket
vendredi 26 septembre 2008
Végétariens, s'abstenir !
Fin des années 50, dans une bourgade du Sud-Ouest, les Croquard règne sur un petit paradis de boustifaille et cochonnaille diverses et variées; spécialité, les pieds de cochon.
"Toque blanche, casaque bleu ciel, gilet bleu ardoise, parfois, Croquart était plus rond que gros, de fait presque aussi large que haut. Plus précisément rond et carré à la fois, une quadrature du cercle."
Pendant que Monsieur orchestre, découpant, soupesant, conseillant ses clientes, toutes en admiration devant le ballet excécuté par le maître-boucher, entre grâce et dextérité, arabesques des grands coutelas et doux chuintements du papier d'emballage, Madame, née Paupier, dans ses blouses fantaisie, cheveux et ongles impeccables, trône comme il se doit derrière la caisse tout en consultant des catalogues de vente par correspondance. Au gré des saisons, elle s'exerce à l'art en décorant la vitrine et, en cachette, elle s'essaie même à la littérature à ses moments perdus sous l'oeil énamouré de son faux caniche nain. "Divinité Civa Ardhanari, sur tabouret, de la caisse et du hors d'oeuvre cuisiné, elle était comme affligée par instants, indéchiffrables pour la plupart, d'une sorte de gêne mêlée d'inquiétude."
A l'arrière et en coulisses officient un timide commis boucher et un laborantin "[qui] semblait toujours préoccupé, avait l'air taciturne et fatigué, affichait une peau d'alcoolique léger-gros fumeur en instance de divorce."
Les Croquart ont le loisir modeste. Quelques soirées entre amis autour des rings pour assister à des combats de catch, quelques virées à bord du break id 19, bref une petite vie tranquille et bien huilée.
Jusqu'au jour où deux événements vont venir gripper la machine.
D'abord la mort d'un vieil ami de Monsieur Croquart, le célèbre Merlin, "abatteur aux abattoirs" , qui ne se remettra jamais de la modernisation de son métier !
Puis dans la foulée, sans doute pour oublier sa peine, la décision de Monsieur Croquart d'étendre son activité aux marchés de la région, histoire d'investir et de s'enivrer du doux sentiment de liberté que lui procure la conduite de son fourgon réfrigéré dans les petits matins frisquets.
A partir de là, tout dérape. Et c'est le grand pétage de plomb, tant aux abattoirs que sur les marchés, et à la boutique... peut-être bien que ça va saigner aussi !
Grandeur et décadence de la maison Croquart... Un drôle de premier roman où les "morceaux" remplacent les chapitres, des personnages hauts en couleur, deux scènes d'anthologie, l'ambiance années 60 en filigrane et une chute surprenante.
Une vraie boucherie Bernard Jannin Editions Champ Vallon

dimanche 21 septembre 2008
La mémoire qui flanche
On a toujours vingt ans quand on est amoureux... et ce n'est pas Mado qui dira le contraire.
Mado, la vieille demoiselle qui vit seule avec son canari dans un petit pavillon de banlieue. Mado, qui a pour seule occupation la photographie des détails au ras du sol. Mado, dont la seule amie, Nala, la cartomancienne aux cheveux de feu, s'en retourne dans son pays.
Nala veillait sur Mado, inventant des tas de combines pour que Mado puisse continuer son chemin malgré sa mémoire qui fout l'camp.
Nala partie, c'est à sa nièce Judile, qu'elle confie Mado.
Arrive en ville l'Indien, ainsi nommé car il ne connait pas le vertige. Son royaume ce sont les toits du haut desquels il se noie dans le ciel, tentant peut-être d'apercevoir par delà les horizons lointains le pays qu'il a laissé derrière lui depuis longtemps.
Lui, là-haut, elle, si bas, leurs regards se croiseront pourtant, faisant naître des futurs jusque là inespérés.
Espoirs d'une vie sans plus aucun départ, pour l'Indien. Rêves d'une première douceur amoureuse, pour Mado.
Mais du ciel à la terre, la focale est immense, ouvrant la porte à toutes les illusions. Illusions d'optique surtout, qui peuvent se révéler fatales.
Au milieu de tout ça, Judile se sent flouée, rejetée, renvoyée à ses tristes amours.
"Elle ne sait pas combien de temps elle fixe ce ciel dont l'image lui restera toujours en mémoire. Chaque fois qu'elle a l'impression de basculer, elle songe au regard de l'homme et s'y retient comme à un fil, et ce fil est sans fin et l'emmène aussi loin qu'elle le veut. A quoi cet inconnu peut-il penser en observant le ciel avec une telle attention, se demande-t-elle; puis brusquement elle se rappellle son propre regard posé la veille au soir sur la terre en friche du jardin, les éclats du mica, cette impression d'immensité inversée, elle se souvient des mots de Judile : C'est votre histoire mais à l'envers. Et, de fait, il y a quelque chose d'infiniment familier dans la façon dont il regarde le monde."
Avec toujours autant de délicatesse, l'auteur sait aborder les thèmes les plus difficiles, notamment ici, la fuite de la mémoire et l'exil.
Une poésie tout en nuance, teintée de larmes et d'émotions, dans laquelle se diluent les souffrances et les différences. Un joli terreau d'où jaillit une fragile passerelle qui tente de relier les êtres et qui s'essaie à modifier la carte du tendre. Un imaginaire entre enfance et fin de vie sur le fil duquel se balancent tous les regrets et tous les possibles.
Un magnifique roman d'amour qui s'enroule sur les spirales des âges comme un éternel recommencement.
L'avis de SYLIRE
Je voudrais tant que tu te souviennes Dominique Mainard Editions Joëlle Losfeld

mardi 16 septembre 2008
Pour Le Chéri d'Anne ?
Quel est donc cet arbre-cactus
photographié dans un jardin de l'île de Batz ?
La base du tronc émerge d'un genre d'agave
donc les feuilles sont retournées vers l'intérieur
au lieu de l'être, comme habituellement,
vers l'extérieur.
(on peut agrandir la photo en cliquant dessus)
Et SYLIRE se pose la même question
mais en croate !!!
MERCI MONSIEUR LE CHERI D'ANNE !
(incollable cet homme-là...)
dimanche 14 septembre 2008
Un été 48
Quelques temps après le décès de son épouse, Trond Sander s'est retiré du monde.
A la recherche de solitude, il s'est installé dans une région sauvage du nord de la Norvège avec pour seule compagnie sa chienne Lyra. Sa vie est rythmée par la remise en état de la maison, les promenades entre lac et rivière, l'observation de la nature et l'anticipation de l'hiver qui approche. Sans oublier quelques cogitations sur le temps qui passe.
Un soir, il fait la connaissance de son voisin, Lars. Cette rencontre déclenche les souvenirs en cascade.
En 1948 Trond a quinze ans. Dernier été d'innocence entre son père, qu'il accompagne à la frontière suédoise pour des travaux forestiers, et son ami Jon, un adolescent qui l'entraîne "à voler des chevaux". Mais cet été là un drame survient qui change le cours de la vie du narrateur.
"Il régnait une odeur de bois fraîchement coupé. Elle se répandait de la route jusqu'à la rivière, elle remplissait l'air et flottait au-dessus de l'eau, elle pénétrait partout, elle m'engourdissait et me faisait tourner la tête. J'étais au centre de tout. Je sentais la résine, mes vêtements et mes cheveux sentaient la résine; la nuit, dans ma couchette, ma peau sentait la résine. Je m'endormais avec l'odeur de résine, je me réveillais avec l'odeur de résine, l'odeur de résine m'accompagnait du matin au soir. Je faisais un avec la forêt."
L'auteur nous offre un récit pudique et nostalgique des amitiés adolescentes mais surtout des relations père-fils, sur fond de nature omniprésente, sauvage, fougueuse, somptueuse et prometteuse de liberté.
Une atmosphère toute masculine, sans machisme aucun. Mais cependant, cherchez la femme...
Est-on toujours rattrapé par son passé ? Sur ses vieux jours Trond serait-il venu retrouvé ce sentiment de plénitude rencontré cinquante ans plus tôt lors de cet été 48 ?
Ce livre a obtenu le prix des lecteurs au Salon de la Littérature européenne de Cognac en 2007. Il était en compétition entre autres avec "Le demi-frère" de Lars Saabye Christensen, autre roman qui explorait aussi les relations filiales, mais à mon sens de façon plus romanesque et plus aboutie.
Comme PAPILLON , j'aurais aimé un développement un peu plus approfondi, notamment de la relation à Lars qui se révèlera être tout autre qu'un simple voisin.
ELFIQUE elle aussi vous donne son avis.
Pas facile de voler des chevaux Per Petterson Editions Folio

vendredi 12 septembre 2008
Encore un effort svp
A cette heure
plus de 150 000 signatures
Ajoutez la vôtre si ce n'est déjà fait !
Un peu de droit ICI
Et présentation des autres membres
de "la grande famille" dont on n'entend moins parler
LA
jeudi 11 septembre 2008
Le 11 Septembre 1973
Puisque la critique ci-dessous de "L'Autobus"
semble faire l'unanimité,
j'en profite pour rappeler qu'il y a 35 ans,
le 11 septembre 1973 au Chili une autre dictature s'installait
et que le Président Salvador ALLENDE
se suicidait dans le palais de la Moneda.
La version chilienne de "L'autobus"
dans un très joli livre de Gaetaño BOLAN
"La boucherie des amants"
Evidemment
Je continue à être débordée...
Mais au moins sur la plage
on a le temps de lire !
Alors vite fait, un petit aperçu des lectures qui m'ont accompagnée pendant ces mois d'été :
Un peu fadasse ce polar suédois qui surfe sur le succès de Millénium. Ne croyez pas votre libraire qui vous dit que si vous avez adoré la trilogie de Larsson, vous aimerez forcément celui-ci. Il n'a sûrement lu ni les uns ni l' autre.
Les tergiversations de l'héroïne sur ses régimes Weight Watchers, ses slips gainants et autres tenues amincissantes, ses amours d'un classicisme sans nom, voilà tout ce qui me reste au bout d'un mois.
Ah Lisbeth, où es-tu ? Reviens donc mettre une touche de trash dans la vie d'Erica Falck !!!
La princesse des glaces Camilla Läckberg Editions Actes Sud Noirs
Déçue aussi par ce jardin de l'amour. Pourtant beaucoup de bonnes critiques. C'est vrai que la construction est originale. C'est le genre de bouquin qu'il faut lire d'une traite si on veut en apprécier tout le charme et se laisser happer par l'atmosphère plutôt délétère du récit.
Roman à tiroirs, personnages tourmentés, hésitant entre emprise, perversion et dépression, on risque parfois de se perdre avec eux dans ce récit labyrinthique.
Je l'ai lu en pointillé, ceci explique sans doute cela !
Garden of love Marcus Malte Editions Zulma
Si vous cherchez à assassiner votre amant en cinq leçons, ce livre est pour vous !
On y aime, on y souffre et on y mange.
L'amour et la nourriture ont toujours fait bon ménage.
Là encore, on évolue entre sensualité et perversité des sentiments.
Original mais pas bouleversant ce portrait de l'ogresse moderne.
L'imaginaire féminin a des ressources insoupçonnées. Attention, c'est parfois un peu cru !
A table ! Tiffany Tavernier Editions Seuil
Vous devez savoir que cette folle de Brigitte Aubert, je l'adore. Ici, elle n'est pas dans le registre que je préfère, même si ce livre n'est pas dépourvu d'un certain humour.
Son imagination est toujours aussi débordante, mais cette fois plus sur un versant Indiana Jones. L'équipe de scientifiques, en perdition dans le Grand Désert Salé iranien, n'a pas fini d'halluciner. Y aurait-il une vie sous-terre ? Les Néandertaliens seraient-ils toujours parmi nous ? Ben oui, elle ose ! Et ça se lit d'une traite...
Le chant des sables Brigitte Aubert Editions Points Seuil
Je suis un peu restée sur ma faim avec ce roman qui, sous prétexte d'une découverte macabre dans un petit village, explore la solidarité des habitants entre eux face à l'autorité et la presse, alors que cet événement les replonge dans un drame ancien. Quelques personnages attachants, une bonne description de la ruralité défendant les siens et ses secrets, mais une fin baclée.
Je l'ai lu un peu en pointillé, aussi je suis restée à distance de cette histoire. J'attends donc d'autres avis !
La maison Tudaure Caroline Sers Editions Le Livre de Poche
Un charme suranné certain pour cette romance polonaise et l'histoire de cette jeune femme s'étioliant dans sa province entre une mère acariâtre et un éventuel prétendant plutôt ennuyeux.
L'arrivée d'un jeune poète séducteur venu faire lecture de ses oeuvres va pimenter son quotidien. Elle s'offre une parenthèse dont elle pense détenir la maîtrise...
Serial Lecteur a aussi succombé au charme de la vie provinciale des années 50 sur les bords de la Vistule.
Romance provinciale Kornel Filipowicz Editions Les Allusifs
Autre jolie surprise, et autre histoire de province, en Argentine cette fois, pour ce huis-clos aux relents dictatoriaux.
L'absurdité du pouvoir totalitaire y est peinte de manière intelligente. Les portraits de ces habitants perdus au milieu de nulle part ont quelque chose de touchant dans leur abord du push militaire.
Pas de pathos mais une analyse tout en finesse du glissement progressif dans la dictature.
Ambiance plombante renforcée par la chaleur écrasante qui sait si bien laisser le temps et les hommes en suspension.
KATHEL a aimé et beaucoup d'autres aussi.
L'autobus Eugenia Almeida Editions Métailié
J'ai craqué pour ce pastiche de série télé que je n'aurais sûrement pas regardée sur un petit écran...
J'y retrouve mon auteur chouchou des années 80 qui passe là à la vitesse supérieure. C'est rapide, toujours un peu sex and drug and rock and roll et j'adore ça !
Et ça tombe bien, y'a toute une ribambelle de tomes.
J'attaque bientôt la saison 2 !
Doggy bag Philippe Djian Editions 10/18
Quand l'auteure du Canapé rouge s'essaie au roman noir.
L'histoire d'un engrenage qui commence par une simple rencontre dans un train et qui se termine mal, très mal. Portrait d'une certaine ruralité, et un amour évident de la romancière pour ses personnages, âmes égarées et fragiles dans le flot de l'humanité.
Côté intrigue, c'est pas inoubliable mais cette facette de l'oeuvre de l'auteure n'est pas inintéressante.
Une simple chute Michèle Lesbre Editions Babel Noir
Et le dernier mais pas le moindre.
Encore un coup de coeur pour Sylvie Germain qui n'en finit pas de me séduire. Du bout de sa plume, cette femme dessine vraiment comme personne des mots et des images. On ne sait plus s'il s'agit d'écriture ou de peinture !
Tout au long de l'histoire de cette enfant prise dans les tourments des adultes et les affres familiales, on oscille entre bien et mal, entre ombre et lumière.
Récit d'une enfance, d'un secret et de la solitude dans laquelle il enferme. Du très grand art...
"C'est l'heure où la beauté du monde frôle les paupières et les lèvres des dormeurs au fond des chambres fraîches, et sème dans leurs coeurs de menues graines de désir. C'est l'heure où se délient les rêves, s'allège le sommeil ; où s'esquissent les songes."
L'enfant Méduse Sylvie Germain Editions Folio
![]()
mardi 9 septembre 2008
A la recherche...
du doux temps perdu de l'enfance.
L'histoire de cette famille de cafetiers du Nord nous ramène vers ce tendre paradis.
"Chez nous", le café familial, est le centre d'un petit monde où tout n'est que douceur et générosité.
Même les joies et les chagrins y sont tout enveloppés de pudeur, comme pour ne pas écraser l'autre de son bonheur ou l'éclabousser de ses peines.
On y parle de fleurs, de courses dans la campagne, d'amours adolescentes auxquelles se mêle l'amour de la lecture sous l'égide du grand Proust.
Et Marcel va faire se déplacer des montagnes lorsqu'un glas pourrait bien recouvrir de son son funeste le doux tintement de la petite cloche.
"(...). Est-ce que nous mêmes, nous comprenons tout ce que nous lisons ? Je n'en suis pas persuadée. Au fond, n'est-ce pas mieux comme cela ? Lire, c'est aller vers l'inconnu, c'est chercher à découvrir de nouveaux mondes, à percer de nouvelles énigmes... Sans garantie de succès. D'ailleurs, on ne fait jamais le tour d'un livre, on n'épuise jamais la totalité de son mystère. C'est même peut-être ce qui nous échappe qui est le plus important..."
(Bien sûr j'émets quelque réserve à cette citation, il y a vraiment des livres dont on a vite fait le tour et dont le mystère ne nous empêche pas de dormir ! Mais il est vrai que ceux qui nous touchent profondément n'en finissent jamais de nous séduire.)
Même si celui-ci ne sera pas ma "madeleine", j'avoue m'être laisée emporter par ce récit au ton un peu naïf, voire fleur bleue, qui réussit à habiller de légèreté les cycles de l'existence.
La nostalgie y revêt des habits aux couleurs de sucre d'orge; elle est fraîche comme un grand verre de limonade et sa simplicité n'a d'égal que ces souvenirs d'enfance gommés de tout ressentiment.
Un bel hymne à la vie, à l'amour filial et à l'altérité.
Rien d'étonnant qu'il ait tant plu à BELLESAHI !!!
Coup de coeur aussi pour MIREILLE
La petite cloche au son grêle Paul Vacca Editions Philippe Rey











