jeudi 26 avril 2018

Les expos d'un week-end (3).

Changement d'ambiance, après les délires viennois, place à la tragédie de Guernica, avec une exposition au Musée Picasso autour de l'oeuvre qui ne voyagera plus après sa restitution à l'Espagne en 1981. Depuis 1992, elle est exposée au Centro de Arte Reina Sofía à Madrid. 

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Le 26 Avril 1937, la ville basque de Gernika est bombardée par l'aviation nazie alliée des franquistes. Installé à Paris, Picasso s'attelle dès le 1er Mai aux premières esquisses de son oeuvre qu'il terminera le 4 Juin. Elle sera exposée dans le pavillon espagnol de l'Exposition internationale de Paris la même année, avant de voyager à travers le monde. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Picasso laisse son oeuvre en dépôt au MOMA de New-York jusque dans les années 50. Picasso a toujours déclaré que Guernica ne reviendrait à l'Espagne qu'une fois "la République restaurée".    Il meurt en 1973, Franco en 1975.

C'est donc une exposition originale, sans l'oeuvre. Cependant, une reproduction grandeur nature sur bois gravé, signée Damien Deroubaix, orne un pan de mur. On suit pas à pas le processus créatif du tableau grâce aux nombreux dessins préparatoires et esquisses en couleurs réalisés, ainsi qu'au travail photographique de Dora Maar qui immortalise la construction de l'oeuvre. Egalement, beaucoup d'esquisses de taureaux, chevaux, minotaures.

Mais j'ai plus particulièrement apprécié la salle réservée à la série "Les Femmes qui pleurent"

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Etudes de Tête en pleurs et Têtes de femme en pleurs avec un mouchoir

 

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La Suppliante ( Décembre 1937)

Ailleurs, des archives d'époque, soutien de l'artiste à la jeune République et au Front populaire, affiches des Brigades internationales, photos de Gernika après les bombardement, réactions nationales et internationales, unes des journaux et lettres manuscrites, engagement de Picasso au PCF et auprès de nombreuses associations d'aide aux Républicains réfugiés, le tableau Monument aux Espagnols morts pour la France (1946-1947). Instructif et passionnant. On peut également visionner le court-métrage de Luis Buñuel "Las Hurdes" (1933), présenté initialement comme un documentaire, il s'avéra être un film de propagande communiste. Buñuel voulait déranger le spectateur en dénonçant la misère du monde rural de cette région d'Estremadure, c'est réussi. On peut le visionner ICI, âmes sensibles s'abstenir car si le réalisateur n'a heureusement tué personne pour les besoins de son tournage, il ne s'en prive pas avec les animaux.

Enfin, sont présentes de nombreuses toiles et sculptures des différentes périodes de l'artiste constituant le fonds permanent de ce musée que je n'avais encore jamais visité. C'est un lieu agréable, épuré et aéré, peu fréquenté en cette chaude journée et ça, c'était plutôt appréciable. Rien à redire sur l'exposition, si ce n'est saluer son montage depuis la genèse jusqu'àu retour en terre espagnole d'une oeuvre qui deviendra un symbole de pacifisme. A noter, le partenariat avec le musée Les Abattoirs de Toulouse qui présentera en 2019 une autre expo "Picasso et l'exil" à l'occasion des commémorations du 80e anniversaire de la Retirada.

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mardi 24 avril 2018

Les expos d'un week-end (2).

Poussez cette porte et entrez dans la peinture !

Sans avoir pris de bain de soleil dans l'atmosphère parisienne surchauffée, j'ai quand même pris des couleurs... Quel merveilleux moment j'ai passé ! Les trois expos qui s'enchaînent durent au total à peu près 55 minutes, j'y suis restée trois heures... Celle de Klimt est évidemment la plus belle, la plus émouvante aussi. Le début est plutôt austère, sombre, écrasant, à l'image de l'Empire austro-hongrois et de la musique de Wagner. Puis arrive la Sécession qui balaie classicisme et académisme d'un souffle coloré et débridé. Lorsque l'on voit apparaître toutes ces femmes que Klimt a peintes, Emilie, Adèle, Judith, Amalie, Johanna et les autres, ces femmes chapeautées, à éventail ou emmitouflées de fourrures, quand Le Baiser flotte tout autour de vous, que vous êtes noyés sous une pluie d'or, submergés et caressés de la tête aux pieds par les couleurs virevoltantes, que vous ne savez plus où donner des yeux et, enfin, qu'explose la musique de Guiditta, un lied de Malher ou un air de Madame Butterfly, j'avoue que je n'étais pas loin du paradis. J'avais déjà été très émue devant les tableaux de Klimt à Vienne mais là, vraiment, c'est magique !

 Une seconde vidéo, la musique en plus !

J'avais pu également admiré l'univers de Hundertvasser en Décembre dernier et, là encore, j'ai replongé dans son univers coloré, naïf et créatif à la Gaudí. J'ai adoré les cachalots voguant sur les murs, les personnages totémiques et certains effets d'optique qui donnent un court instant l'impression de chavirer soi-même. Un vrai trip psychédélique contrastant avec la dernière expo, Poetic_AI, qui cependant l'est tout autant, mais cette fois en noir et blanc, et qui vous entraîne de lignes en zig-zag, de courbes en gerbes, de cascades en explosions, pour se terminer dans une avalanche de bulles. Quel voyage...

Et quelle nouvelle vie pour cette ancienne fonderie qui renaît de ses cendres grâce à la révolution numérique ! Allez-y, c'est un moment inoubliable.

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Artiste éclectique et architecte très tôt féru d'écologie, Hundertvasser (1928-2000) avait l'art de colorer l'espace urbain. Les HLM de la Kegelgasse, ici en Décembre 2017 ; en été les façades s'habillent de végétations diverses, un îlot fleuri qui aurait plu à Klimt et tranche avec l'architecture majestueuse, voire pompeuse, de Vienne.

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lundi 23 avril 2018

Les expos d'un week-end (1).

A ne pas rater !

 

L'histoire passionnante de l'Ecole de Vitebsk, créée par Chagall dans sa ville natale en 1919 dans l'effervescence post-révolutionnaire. Ouverte à tous, elle s'est enrichie de la créativité de ses nombreux professeurs et de leurs différents courants, notamment le graphisme de Lissitzky et le Suprématisme de Malévitch. Délaissé par ses étudiants, Chagall a quitté Vitebsk en 1920 pour s'installer à Moscou.

 

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Chagall, qui disait avec humour à propos de la Russie révolutionnaire "Lénine l'a renversée sens dessus dessous, comme moi je retourne mes tableaux" !

 

Mais aussi quelques belles réalisations inspirées du Suprématisme

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et la célèbre affiche d'Agit Pop "Frappe les Blancs avec le coin rouge", tout en symboles !

Pêle-mêle au gré de l'expo et de la collection permanente

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N. Gontcharova, M. Chagall, M. Larionov, I. Koudriachov, V. Kandinsky

Un magnifique film de propagande de 1927 est également présenté. Il est réalisé par Mikhaïl Kaufman et propose une virée dans le Moscou de l'époque (je crois qu'on peut le télécharger quelque part). A défaut, voici un coin russe parisien, la nouvelle cathédrale orthodoxe en bord de Seine.

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J'aime bien le A que dessinent les chemtrails juste au-dessus de ce quartier huppé !

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dimanche 18 mars 2018

Paradis et enfer !

Deux jours à Paris, entre activité professionnelle et plaisirsssss !

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Deux expos au Petit Palais, Les Hollandais à Paris 1789-1914 et L'art du pastel de Degas à Redon

L'occasion d'admirer, entre autres, des oeuvres de Van Gogh, Van Dongen en compagnie de Picasso, Monet, Cézanne pour la première, de belles promenades dans un Paris qui n'existe plus.. Et Gauguin, Renoir, Degas, Redon pour la seconde, de magnifiques portraits comme vous pouvez le constater. Rien que du beau monde dans un cadre majestueux et un quartier que je n'avais pas foulé depuis des décennies, je n'ose pas dire combien !

Et bien sûr samedi étape obligée, puisque j'étais sur place, à l'incontournable

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Idem, une éternité que je n'avais pas fréquenté ce lieu de perdition... Et comme pour être en phase avec le pays à l'honneur, la Russie, la neige s'est invitée à gros flocons sur Paris pendant qu'il faisait bien chaud à l'intérieur du salon. Mis à part une moisson déraisonnable parmi des tonnes de livres, pas d'échanges avec mes auteurs russes préférés qui n'étaient présents que dimanche, mais quelques rencontres sympathiques avec Viviane Hamy, grâce à laquelle je sais maintenant pourquoi il y a parfois des couvertures de différentes couleurs pour un même livre dans son excellente maison d'éditions, avec la charmante Cécile Reyboz qui nous explique très bien comment se créent les couvertures d'Actes Sud. Mention spéciale esthétique aux éditions Zulma pour la beauté de leur stand et l'explosion de couleurs chamarrées toutes couvertures accumulées. Et enfin mention spéciale gentillesse, générosité et humour à Ian De Toffoli et sa collaboratrice, de Hydre Editions, ainsi qu'aux Editions Noir sur Blanc et Agullo qui n'ont pas été avares de cartes/marques-pages (mention spéciale radinerie à tous les autres) ni de conseils.

Et ce fut un plaisir d'entendre parler russe.

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Deux belles journées bien remplies en compagnie de Margotte (paradis) et un porte-monnaie un peu plus vide (enfer) !

 

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vendredi 19 janvier 2018

ARTSILAIRE !

20180115_201546copieIl existe un joli petit musée à Paris dans un lieu insolite, l'Hôpital Sainte-Anne (haut lieu de la psychiatrie pour les non parisiens). Ici, point de foule, ni de bousculade, ni de file d'attente interminable. C'est à l'entrée de l'hôpital, très facile à trouver, et c'est gratuit...

L'Hôpital Sainte-Anne a fêté ses 150 ans d'existence l'an dernier. A cette occasion, plusieurs expos sont organisées depuis Mai 2017. Celle que j'ai visitée la semaine dernière se tient jusqu'au 28 Février, elle s'intitule Elle était une fois ACTE-II et présente un fonds qui couvre les années 50; l'expo ACTE-I qui s'est tenue à l'automne dernier concernait les années 1858-1949, une prochaine aura lieu au printemps. 

J'ai été très émue de revenir à Sainte-Anne où j'ai étudié et travaillé pendant 10 ans. Je n'avais pas foulé les allées de l'hôpital depuis 1987 mais j'ai vite retrouvé mes marques, de nombreux bâtiments étant classés, ils sont toujours là, seuls les noms ont parfois changé. Il y a eu des changements, certes, mais ils concernent surtout ce qui se passe à l'intérieur des services...

Depuis quelques temps, ce qu'on appelle "l'Art Brut"  (que l'on nommait avant "l'art pathologique") est devenu la poule aux oeufs d'or de certains marchands d'art qui spéculent à tout va sur des oeuvres très souvent anonymes et dont les auteurs, de fait, ne voit jamais la couleur d'un euro. Le musée MAHHSA a eu l'excellente idée de récolter dans le monde entier des oeuvres de patients qui, au moins, sont à l'abri des rapaces cités plus haut ; certains sont cotés, voire devenus célèbres, la majorité sont restés anonymes. Les oeuvres de ces derniers sont particulièrement émouvantes. Une feuille de cahier, de l'encre, un peu de mercurochrome ou de teinture d'iode faisaient souvent l'affaire. Des pensées, compréhensibles ou pas, des représentations de leur réalité interne, l'expression de leur souffrance, de leurs délires ou tout simplement de leur quotidien, tout cela forme un bien beau témoignage du monde "artsilaire".

 

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Guillaume PUJOLLE   La loi des rebelles  1939  

 

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Caroline MACDONALD    Robespierre

 

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Amy  Wilde  juin 1948  

 

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A.P  BRAGANCA   1951

 

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Alexandre  NELIDOFF  Interné en 1947

 

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Un bien joli texte...

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Un autre plus angoissant !

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Certains plus récents s'affichent en extérieur

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La psychose, ça fait mal au schéma corporel....

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Mais ça n'empêche pas d'avoir parfois de l'humour !

©crédit photographique
Collection Sainte-Anne

 

Merci aux artistes, aux gardiens de fous puis aux infirmiers-ères psy, aux art-thérapeutes, aux psychiatres qui ont su protéger ces oeuvres, et à l'Hôpital Sainte-Anne où j'ai eu la chance d'avoir connu et pratiqué une psychiatrie que je ne reconnais plus au jour d'aujourd'hui, toute bardée qu'elle est de protocoles qui évitent de penser, une psychiatrie gestionnaire et sécuritaire où le soin s'oublie.

Et merci au MAHHSA d'exister, visitez leur site si vous voulez en savoir plus. 

Une autre exposition d'Art brut se tient à Paris à  La maison de Victor Hugo  jusqu'au 18 Mars. 

 

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mercredi 21 décembre 2011

Du temps

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Avent des bois

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Sur un air de Ploum ?

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Clepsydre ?

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Vert printemps

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Ou rose bonbon

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De saison

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Mon préféré
mais la sélection a été difficile
tant ces calendriers artistiques
sont tous plus beaux les uns que les autres

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Ils sont exposés jusqu'à la fin de l'année
à Saint-Goazec au domaine de Trévarez

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dimanche 25 novembre 2007

Tiens, un salon !

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Pas toujours réjouissant, car c'est l'occasion de faire un retour en arrière et un état des lieux de certaines folies dont seuls les hommes sont capables. Ce samedi était consacré aux témoignages de femmes ayant connu guerres et dictatures sous différentes lattitudes, en France, Moldavie, Argentine, Iran.
Dimanche, l'Algérie et l'Irlande sont à l'honneur.

J'ai eu plaisir à écouter SOROUR KASMAÏ nous raconter comment, il y a un peu plus de vingt ans, elle a fuit la république des mollahs. Malgré la gravité du sujet, elle a parlé avec humour de la difficulté de l'exil, que ses parents avaient déjà connu sous le règne du Shah, et qui la mena de Paris à Moscou, au coeur d'une autre révolution, celle qui se préparait en URSS en 1987 avec l'arrivée de Gorbatchev et de la Pérestroïka.
Elle nous a exposé son point de vue à propos du programme nucléaire iranien qui, selon elle, est l'arbre qui cache la forêt, permettant au régime d'exacerber un sentiment patriotique afin d'oeuvrer sur d'autres fronts internes plus tranquillement et dans un sens toujours plus répressif. Propagande pour propagande, le risque d'attaque américaine n'en est pas moins réel, mais on nous rejoue le scénario déjà utilisé en Irak, celui des armes de destruction massive, l'Iran ne pouvant matériellement se rendre maître du nucléaire militaire avant une bonne vingtaine d'années. La menace imminente de destruction d'Israêl aurait un goût pétrolifère que ce ne serait pas étonnant. Voir à ce sujet l'article de Libération  ICI .

Le sort des femmes a bien sûr été évoqué, mais l'auteur a rappelé aussi celui, peu envieux, des homosexuels. Comme dans toutes les sociétés où les échanges hommes-femmes sont lourdement entravés par les normes religieuses, l'homosexualité masculine est une tradition très répandue mais évidemment politiquement incorrecte. Aussi, a-t-on décréter en qu'Iran il n'y a pas d'homosexuels, mais seulement des transsexuels. Le régime encourage et prend en charge l'opération qui permet de régler le problème... Curieux raccourci, si on peut dire ! On croit rêver quand on entend ça...

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Et voilà, encore un beau souvenir et ...

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un livre de plus dans la pile
dont je vous parlerai bientôt !

Sorour Kasmaï     La vallée des Aigles     Editions Actes Sud    

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dimanche 18 novembre 2007

Un bon cru !

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que cette cuvée 2007...

Car hormis :
Jens Christian GRONDAHL "Piazza Bucarest" (Grasset) Prix Jean Monnet
Per PETTERSON "Pas facile de voler les chevaux" (Gallimard) Prix des Lecteurs
Mirjam KRISTENSEN (voir l'article d'hier) et Virginie OLLAGNIER "Toutes ces vies qu'on abandonne" (Liana Levi), exe-quo Prix des Lycéens.
Etaient à l'honneur quatre femmes éditrices, Liana Levi, Joëlle Losfeld, Anne-Marie Métailié et Sabine Wespieser, avec des tonnes d'ouvrages plus tentants les uns que les autres...
Mais le XXe Salon de la Littérature Européenne de COGNAC recevait aussi cette année les non moins célèbres

GACHUCHA  FLORINETTE  NANNE  !!!

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Ici très occupées à découvrir les ouvrages offerts par Gachucha !
On reconnait une table de blogueuses aux livres, marque-pages,
carnets et apn qui, en général, recouvrent les menus ...

Que dire de nos papotages bloguesques ? Que Gachucha écrit plus vite que son ombre, c'est la reine du post express, que Florinette a une organisation digne d'une assistante de direction, ça me laisse rêveuse, et que Nanne, que je connaissais déjà, a des goûts et des us littéraires bien arrêtés, ne vous fiez pas au sérieux de son blog, c'est une rigolote à l'accent du Sud-Ouest bien trempé !
Chacune y est allé de ses manies, trucs et astuces, nous avons plongé dans nos LAL respectives et échangé sur nos derniers coups de coeur.
Côté salon, le matin était remis le Prix des Lecteurs. Ce fut une belle cérémonie, à côté la remise de la Palme d'Or à Cannes, c'est de la gnognotte !!! Non, je plaisante, il va falloir qu'il embauche un conseiller en communication, Florinette et moi avons mis un moment anormalement long  avant de comprendre que le lauréat venait d'être désigné...
L'auteur venant de décoller vers des hautes sphères créatives, après des mois d'inspiration défaillante, n'a pas voulu interrompre cet instant magique et a préféré rester dans sa froide campagne norvégienne. Son éditeur lui fera parvenir de quoi se réchauffer, un très beau flacon du cru local et qui semble faire office de trophée !
L'après-midi nous avons plongé avec délice entre les tables de livres et d'auteurs. Pendant que je courais après Michèle LESBRE avec laquelle j'ai pu papoter Russie et Transsibérien, Nanne faisait du plat aux vieux messieurs et a jeté son dévolu sur Michel QUINT... Gachucha et moi-même avons échangé aussi quelques mots avec la représentante des éditions Les Allusifs et Svetislav BASARA, l'auteur de "Le guide de Mongolie", qui m'a mise en garde contre l'utilisation, à mes risques et périls, de son livre lors d'un hypothétique voyage en ces contrées lointaines !

Après une autre séance de papotage intensif, j'ai abandonné ces pauvres lectrices compulsives à leur triste sort... Florinette est sans doute partie recôtoyer les stars (3 jours de salon, ça crée des liens !), Gachucha a, je l'espère, retrouvé sa collègue et Nanne s'est peut-être livrée à un nouveau sketch téléphonique..?!!!
Bref, ce fut une journée riche et chaleureuse qui se renouvellera sans doute maintenant que nous avons fait connaissance.
Un seul petit reproche, la chasse aux marque-pages a été plutôt mince, un vrai scandale quand on voit la profusion à laquelle nous habituent des petits salons beaucoup plus modestes. Heureusement que Gachucha était là pour remonter le niveau !

nours

J'ai ressorti mon petit nours pour remercier
GACHUCHA
qui nous a offert ce très beau livre auquel
  elle a participé.
Excusez l'allure, mais 50 ans,
ça laisse des traces...
Heureusement que je ne suis pas dans le même état !   

J'attends avec impatience leurs articles...
Voici déjà celui de  GACHUCHA
Et celui de  FLORINETTE

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dimanche 4 novembre 2007

MOISSON ROUGE AU

slam

ou presque, le Littell à 3€, j'ai pas su résister

livres

2234 pages pour 13€, j'allais pas me gêner !
Au fait, j'ai oublié de vous dire
demain soir, premier cours de russe ...

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dimanche 28 octobre 2007

Dimanche d'automne

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et petit salon, artistique et littéraire, pépère en bord de mer.
L'invité d'honneur était Jean-Louis FOURNIER, que je n'ai jamais lu mais dont je connaissais un titre "Il a jamais tué personne mon papa". Je me serais bien offert son dernier ouvrage "Histoires pour distraire ma psy" ,9782843374043 mais prudente, je n'avais sur moi que quelques kopecks et un seul chèque que je réservais à un autre auteur, répéré lors d'un premier round d'observation.

Il s'agit de JAUNAY CLAN qui, après s'être consacrée à la poésie, publie son premier roman  "Milosz ou L'idiot magnifique" chez L'Harmattan. Le personnage semblait décalé et aussi s'ennuyer ferme dans cette réunion du terroir ! J'ai aimé cet être un peu androgyne qui laissa s'échapper, en même temps que les quelques mots échangés, fêlures et tourments que l'on retrouve dans sa poésie. J'ai craqué aussi pour son recueil quand, en l'ouvrant au hasard, j'ai lu ceci :

"Il nous faudrait mourir d'une belle mort
contre un mur fusillé
fusillé mais debout
impassible et têtu
gueulant à tête nue
Vêtu d'apparat
suis poète et voleur
et voudrais bien mourir de cette belle mort"

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Côté peinture, étaient exposées quelques oeuvres sombres, chaudes ou chamarées

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de l'Oléronais Jean-Louis BONAMY
et de La Rochelle venait Evelyne PORTAL

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Pour finir, une petite balade dans un crépuscule cotonneux

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TERRE MER
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CIEL ET BRUME
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Eléments mêlés...

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