music_instr_020Exceptionnellement, un morceau de musique dont j'ignore le titre et l'interprète pour clôre ce mois de Juin consacré à l'Algérie, pays à l'honneur du Défi littéraire de Madame lit.

Le dernier livre chroniqué m'ayant entraînée du côté de la peinture et de l'Orientalisme, voici un florilège d'oeuvres, dont malheureusement les auteurs ne sont pas cités non plus, sur une très jolie musique. On y retrouve entre autres Delacroix, Renoir, Bridgman. Si ces peintures rendent hommage à la beauté des femmes algériennes, elles n'en véhiculent pas moins une idée fantasmée, un imaginaire masculin avide d'érotisme en ces siècles pudibonds. L'exotisme de l'Orient débride leurs désirs de femmes indolentes et lascives toutes vouées au plaisir de ces messieurs. Mais la vie des femmes était loin de n'être que paresse et attente, elles étaient peu à rester allongées sur des divans à fumer le narguilée, boire du thé ou faire de la musique à longueur de journée, comme ces instantanés pourraient le laisser croire... Reste que d'un point de vue artistique, ces peintures sont des réussites. Colorées, sensuelles et chaleureuses, elles invitent au voyage, c'était le but. N'oublions pas qu'afin de motiver l'engagement des hommes dans la guerre coloniale, les autorités ont vanté la nécessité d'apporter "la civilisation" à "ces terres vacantes, peuplées de sauvages paresseux et où des femmes aux moeurs relachées se languissent de plaisirs" (je cite de mémoire ces mots tirés du bréviaire historique sur l'état du pays remis aux soldats). Si ça, ça ne motive pas l'instinc de mâles conquêtes !..

 

Promenade en musique et peinture dans la Casbah d'Alger avant de traverser l'Atlantique et de débarquer en Colombie pour le nouveau Défi littéraire de Juillet.