samedi 27 octobre 2007

Peur bleue

9782755401202Imaginez, nous sommes en 2052. La Terre n'est plus la planète bleue, mais la Ville bleue, les nations sont devenues des districts, les villes des faubourgs, la Pensée Unique Totalitaire (P.U.T) a triomphé, les Zenbas (rappelez-vous, la France d'en bas...) ont remplacé les bobos, les sdf ont mystérieusement disparu laissant la place aux SDF, grands patrons itinérants sans bureaux fixes si ce n'est les suites somptueuses de grands hotels. Dans la Ville bleue, exit chômage et pauvreté, "le capitalisme conduisait à la gratuité tellement l'abondance était grande". Les normes ont remplacé les lois, rien ne se fait sans avocats ni psys, les logiciels régissent tout, puces et messages subliminaux sont omniprésents et tout se monnaie d'une simple empreinte de pouce.

C'est dans ce paradis cauchemardesque que vont se rencontrer deux êtres aux antipodes l'un de l'autre. Pierre-Paul, richissime et talentueux SDF, homme d'affaires trouble et père du mystérieux projet Amadeus, et Myriam, maquettiste de renom recrutée pour l'assister et qui, tout en en profitant, regarde ce monde d'un air sceptique et n'hésite pas, à l'occasion, à se ressourcer dans la prière.
Le projet Amadeus serait-il un nouvel outil préparant la LDP (Lecture De la Pensée) ? Quels liens Pierre-Louis entretient-il avec Les Saigneurs, ces dirigeants de La Ville que personne ne connait et sur lesquels courent toutes les rumeurs ?

Quand Amadeus et LPD se transforment en Antéchrist, j'ai refermé définitivement ce catalogue de tous les poncifs. Le libéralisme, surtout lorsqu'il est mâtiné de morale catholique, n'est pas si terrible que ça ! Car bien sûr, qui sauvera le monde si ce n'est le Bon Dieu, évidemment...
Amen... ez-moi un autre livre, vite !

La luxure régnait sur la ville      Michel de Poncins     Editions F-X de Guibert
et la ville était bleue

005509

 

Posté par Moustafette à 15:23 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Terre nordique

LEF

Après être passées par chez GACHUCHA
KATARINA MAZETTI
et
les Editions GAÏA
sont venues se poser quelques heures
par chez moi pour un échange très chaleureux

collage14

 

J'ai beaucoup apprécié la simplicité de cette femme et la belle complicité qu'elle entretient avec sa traductrice et son éditrice. De son accent rocailleux, elle nous a parlé de sa grand-mère militante pour les droits des femmes, d'un ex-mari fermier, de son fils étudiant et de sa propre méfiance vis à vis de la sentimentalité, d'où le ton ironique qu'elle aime adopter pour nous raconter des histoires d'amour !
Armée de son stylo et d'un petit apéro local, elle s'est livrée à la rituelle séance de dédicaces au milieu des livres, des marque-pages et autres babioles dont, vous pensez bien, j'ai rempli ma besace...

   

Posté par Moustafette à 15:20 - - Commentaires [10] - Permalien [#]